RPG Post-Apocalyptique / City. Venez percer les secrets d'Eternalis...
 
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 1.04 [25/06] - Trouble et Tentation {PV Finlay} [Terminé]

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MessageSujet: 1.04 [25/06] - Trouble et Tentation {PV Finlay} [Terminé]   Mar 23 Fév - 9:40

    Sekhmet A. O'Reilly

Sekmet avait été tendue toute la journée. Elle avait dû prendre la parole lors de la réunion qui avait eu lieu sur la place publique. Elle souhaitait être réelue au Conseil et elle savait qu'elle avait toutes ses chances. Mais ce n'était jamais évident de prendre la parole en public et Sekmet se sentait plus légère après cela. Il y avait un monde fou et les gardes étaient de service ce soir-là. Après tout, avec la foule, c'était le moment et l'endroit rêvé pour un attentat. Mais tout s'était bien passé, il faut croire. Pas d'intervention musclée. Sekmet avait cependant entendu des échos et des rumeurs étranges qui circulaient déjà. A propos d'un bal organisé ce soir par le Maire. Un coup politique pour certains. Mais Sekmet avait vu de ses yeux David Keller en compagnie du Maire, ce qui était très rare. Cela ne signifiait-il pas quelque chose ? Elle venait à peine de quitter la grande place, encore bondée. Cela faisait du bien. Elle avait croisé nombre de ses connaissances mais une manquait à l'appel. Etrange... En tant que garde, il aurait dû être là. Et cela faisait si longtemps qu'ils ne s'étaient pas vu. Comme s'il l'évitait... Sekmet croyait se souvenir qu'il avait un appartement au niveau 3. Aussi, la jeune femme prit-elle l'ascenceur et se rendit au niveau 3, à présent totalement désert. Tout le monde devait encore s'attarder sur la grande place, à discuter des nouvelles. Sekmet arriva devant l'appartement et sonna près du nom "Reynolds".

Finlay était avant tout un ami de son mari, qu'elle avait rencontré par son intermédiaire. Ils ne s'étaient fréquentés au début que de loin et depuis quelques temps, ils avaient coutume de se voir régulièrement pour bavarder. Mais Sekmet avait senti petit à petit un trouble s'installer. Une gêne. Elle le ressentait elle-même et ignorait totalement pourquoi elle réagissait de cette façon. Le regard de Finlay paraissait parfois... transperçant. Comme s'il la mettait à nu. Etait-ce pour cela qu'il avait pris ses distances ? Sekmet comptait apprendre la raison de cette distance soudaine. Mais elle avait également l'intention de lui faire part des dernières nouvelles et de lui demander s'il comptait se rendre au bal.

La porte s'ouvrit et Sekmet sourit timidement.

Excuse-moi de te déranger, je passais simplement et je me demandais comment tu allais. Alors j'ai décidé de venir te saluer.

Le regard de Sekmet était un peu perdu mais elle le stabilisa dans ceux de Finlay. Il semblait pris au dépourvu. On le serait à moins. Elle finit par entrer. C'était la première fois qu'elle mettait les pieds chez lui. Pour un célibataire, il faut dire que l'appartement était plutôt propre et agréable. Sekmet restait immobile, se basculant légèrement d'un pied sur l'autre. Elle se demandait quelle mouche l'avait piqué de débarquer ainsi à l'improviste.

*Mais quelle idiote. Je ferai mieux de partir tout de suite...*

Cependant elle n'en fit rien et se contenta de garder le silence, attendant que Finlay décide à l'inviter dans le salon... ou à la fiche à la porte !
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Finlay Reynolds

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MessageSujet: Re: 1.04 [25/06] - Trouble et Tentation {PV Finlay} [Terminé]   Mer 24 Fév - 6:29

    => La Cafétéria (épisode 3)

    J'étais tranquillement assis sur mon canapé en cuir beige, une tasse de café brûlante entre mes doigts, les pieds sur ma table basse de salon, le livre de Dante Alighieri "La Divine Comédie", entre les mains. Une oeuvre qui me renvoyait ma propre vie en pleine figure. Ce poème retraçait le parcours mythique de Dante dans sa descente aux Enfers, son passage par le Purgatoire et son accession au Paradis. Une oeuvre littéraire universelle. J'aimais beaucoup l'écriture si particulière du poète, ses descriptions si visuelles et pleine d'une véracité horrifiante. Il me rappelait à quel point le monde est injuste et qu'il fallait parfois bien plus qu'une vie pour lui donner un sens. L'Enfer décrit par Dante ressemblait à s'y méprendre à celui qui m'entourait. Lucifer ayant pris un autre nom, Keller. Cet homme était entouré de mystères. Je n'arrivais pas à le cerner. Que cherchait-il dans le fond ? Etait-il sincère lorsqu'il disait vouloir nous sauver ? Il n'y avait aucune certitude. Un ange rejeté par Dieu, qui se joue de Lui en lui prouvant qu'il vaut bien mieux ou tout simplement un homme qui se prend pour Dieu ?

    Je profitais du peu de temps qu'il me restait avant mon astreinte au Niveau 1(merci Avery pour cette délicate attention...), ma bouteille de whiskey non loin. J'aimais verser quelques gouttes dans mon café histoire de vraiment péter la forme en cas de pépins bien que je doutais grandement de la véracité de mes dires lorsque je serais là-haut à glander. Un morceau de Duke Ellington emplissait la pièce d'une douce chaleur. Peu à peu mes souvenirs s'entremelèrent, partageant la réalité avec la fiction dévorante de mon bouquin. Je me revoyais dans la demeure familiale aux côtés de mon père. Nous partions pêcher. Un autre souvenir, celui de ma Rebecca le jour où nous nous sommes rencontrés la première fois à l'Université de Yale. Son sourire radieux m'avait littéralement ébloui. Je revois ma fille, puis plus rien à part l'horreur de la guerre, les suppliciés, la haine quotidienne, tout est sombre, crépusculaire. Je vois ma femme et ma fille en train de pourrir dans notre jardin, l'une sur l'autre près de la clôture blanche délavé par les intempéries, le regard tétanisé par la soudaineté de leur propre mort. Les mots de Dante commencent peu à peu à se brouiller, à devenir étrangement flou. Une goutte vient frapper la page jauni par le temps. Des larmes.
    D'un geste sec, je lançais le livre sur la table. Le piano de Duke me parvint de nouveau, caressant mes tympans avec volupté. Je laissais mon corps partir en arrière et m'enfonçais dans le canapé, les yeux rivés sur le plafond. Je n'éprouvais plus rien à part un profond sentiment d'injustice. Je passais une main sur mon visage et empoignais ma bouteille. Je n'étais bon qu'à ça de toute manière. Je portais le goulot à mes lèvres lorsque la sonnette de mon appartement retentit, brisant mon élan et cassant nerveusement le rythme enivrant du piano de Duke. Mon regard se détourna lentement vers la porte avant de se reposer sur ma bouteille dans un soupir. Je la posais délicatement sur la table avant de vider le fond de ma tasse(c'était toujours ça de pris). Je me levais doucement, mes doigts pressèrent l'arête de mon nez pour y déloger les larmes réticentes. Qui pouvait bien venir m'emmerder...Kramer ? Non, elle ne se serait pas donner cette peine. Tania ? Pas son genre non plus. Douglas, alors. Je ne voyais que lui. D'un pas lourd, j'allais baisser le volume de la chaîne en face de mon canapé deux places(là où normalement aurait du résider une télévision), puis passais devant la grande table du salon, où était posé mon arme et mon talkie. Je défis les deux boutons du col de ma chemise(la chaleur de l'appartement ajoutée à celle de l'alcool me donnait des coups de chaud)et me dirigeais vers la porte d'un pas traînant.

    * Désolé Doug' mais c'est pas le moment là... *

    Ma surprise fut grande lorsque je vis dans l'embrasure de la porte, une créature somptueuse. Qui aurait pu dire que Sekhmet se tiendrait là, face à moi ? Certainement pas moi. Je restais un instant sans réaction regrettant amèrement mes noires pensées et mon esprit embrumé par l'alcool. Je crois qu'elle le remarqua car elle s'empressa de justifier sa présence dans le niveau 3:

    " Excuse-moi de te déranger, je passais simplement et je me demandais comment tu allais. Alors j'ai décidé de venir te saluer. "
    Comment j'allais ? Mes sourcils se haussèrent sous l'effet de la stupeur engendrée par cette question qui me prit au dépourvu. Sekhmet se déplaçait pour me demander comment j'allais ? Sans me laisser le temps de réagir, elle entra dans mon appartement.

    * Fais comme chez toi, pensais-je avec cynisme en refermant la porte *

    Je contemplais sa silhouette. Elle était parfaite. De longues jambes, un très joli postérieur, une taille aux ondulations sauvage, une longue chevelure de jais. Elle me faisait penser à une panthère. Indomptable et terrifiante malgré l'attirance dangereuse que j'éprouvais à son encontre. Il en avait toujours été ainsi depuis notre première rencontre. Elle était avec Douglas et Astrid, leur fille. Je m'étais fait la remarque comme quoi je la trouvais sublime. Je me noyais dans ses grands yeux noisette. Sa bouche pulpeuse était la définition même de la sensualité, tout comme le mot élégance prenait tout son sens lorsque je la regardais. Mais elle était avec Douglas, et avait un enfant à charge. C'était un fantasme et moi, un fantôme. Rien ne pouvait arriver. Elle n'avait pas l'air très à l'aise au vu de son regard vagabond.

    " Je t'en prie mets-toi à ton aise Sekhmet, lui dis-je gentiment en lui proposant de s'assoir sur l'un des trois canapés qui encadraient ma table basse. Je n'avais pas vraiment envie de parler, mais je ne voulais pas rester seul non plus. J'avais là, une femme somptueuse, c'était un joli compromis. Comme tu peux le voir, je vais bien et je t'en remercie.
    J'esquissais un sourire. Pas vraiment forcé, mais pas vraiment sincère.
    Je suis content de te voir, j'en ai justement parler à Douglas aujourd'hui comme quoi ça faisait un p'tit bout de temps que nous nous étions revus. Tu es toujours aussi ravissante. Mais pourquoi tu dis ça Finlay ? Je t'ai aperçu aux élections mais je n'ai pas osé venir te déranger et puis j'étais de service donc bon...Léger flottement. D'ailleurs ça c'est bien passé, tu le sens comment pour la suite ? m'empressais-je de rajouter.

    Je pris la bouteille de Jameson(déjà bien entamée)et la rangeais dans le mini-bar tout en prenant soin de sortir deux verres et plusieurs choix de boissons: de l'apéritif aux digestif, en passant par les boissons sucrés et les jus de fruit. J'avais de quoi organiser une sacré fête, certes je n'avais pas de frigo mais cela ne me gênait pas le moins du monde. Y'avait bien longtemps que je ne buvais plus d'eau. D'un geste accompagné d'un sourire de circonstance je lui indiquais avec fierté les différentes bouteilles.

    Qu'est-ce qui te ferait plaisir ? "
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MessageSujet: Re: 1.04 [25/06] - Trouble et Tentation {PV Finlay} [Terminé]   Mer 24 Fév - 9:38

    Sekhmet A. O'Reilly

Le visage de Finlay reflétait sa surprise et sa perplexité. Ce qui ne fit qu'agrandir la gêne de Sekmet. Effectivement, on ne débarque pas comme ça chez les gens, à s'introduire dans leur entrée et à leur demander si ça va et si, non non, on ne tape pas l'incruste. Une légère crispation du visage de Fin montrait que l'arrivée brusque de la jeune femme dans l'entrée n'était pas trop à son goût. Sekmet n'avait pourtant aucunement cherché à être impolie, loin de là ! Sekmet lança un regard d'excuse à Fin mais se rendit compte que justement, le regard de son interlocuteur la détaillait de façon insistante. Elle masqua soigneusement son trouble et fit comme si elle n'avait rien remarqué. Dès qu'elle avait rencontré Finlay, une sorte d'affection l'avait attaché à lui. Mais les traits de son visage, son sourire l'avait plus d'une fois laissé rêveuse. Balivernes. Ne pas y penser. Elle jeta un oeil dans le salon, discrètement. Puis, elle reporta son attention sur son hôte qui lui proposait d'entrer et de se mettre à l'aise.

Merci.

Sekmet s'exécuta, retirant la veste légère qu'elle avait sur le dos et la posant sur le dossier du canapé beige. Elle s'assit. Son regard continuait d'explorer la pièce autour d'elle. Elle remarqua un livre qui reposait sur la table. Il avait l'air d'avoir été jeté violemment, les pages étaient pliées. Elle l'attrapa, le retourna et lut le titre sur la couverture.

La Divine Comédie. Je l'ai lu il y a la ongtemps. Ca parle d'un homme qui veut tromper le Diable ?

Puis, Sekmet remarqua la bouteille déjà bien entamé avant que Finlay ne l'attrape et ne la fasse disparaître dans le mini-bar. Le visage de la jeune femme se fit inquiet. Elle feuilleta les pages du livre qu'elle tenait sur les genoux. Elle tomba alors sur une page qui semblait être celle sur laquelle s'était arrêté Finlay car elle était pliée. Des tâches parsemaient le papier. Des taches humides. Des... larmes ? Sekmet ne dit rien, par délicatesse. Elle connaissait le passé de Finlay et elle avait beaucoup de peine pour lui. Ayant un mari et une fille, elle comprenait quelle douleur il pouvait ressentir. Son premier élan aurait été de le rassurer, de le consoler mais elle se contint. Peut-être n'aimerait-il pas que Sekmet mette à jour sa faiblesse, si noble soit ce sentiment. Aussi se contenta-t-elle d'un sourire. Justement, Finlay lui parlait en lui expliquant qu'il avait vu Doug et lui avait dit que cela faisait longtemps qu'ils ne s'étaient pas vu. Sekmet hocha la tête. Le compliment de Finlay la fit rougir, ce qui l'énerva prodigieusement. Elle en avait assez de se comporter comme une gamine de 14 ans en présence du garde. Elle répliqua :

Et toi, toujours aussi charmeur, Fin.

Un toussotement léger mais le sourire qu'adressa Sekmet à son interlocuteur dissipa le malaise ambiant. Il l'informa qu'il avait bien été présent aux discours de la journée mais aparemment, ils ne s'étaient pas croisés. Lui avait pu l'observer de l'estrade. Etrangement, cela la troublait un peu que Fin aie pu l'observer sans qu'elle-même puisse le détecter dans la foule. Elle ne prêta pas attention à ce sentiment.

Tu ne m'aurais absolument pas dérangé. Cela m'aurait fait plaisir.

La jeune femme fit une pause avant de poursuivre.

Et bien, j'espère que tout se passera bien. Je pense avoir pas mal géré les affaires sanitaires pendant mon dernier mandat. J'espère que mon bilan sera le meilleur argument éléctoral dans ma poche. Surtout contre les autres candidats qui ont l'air bien décidé.

Elle repensait notamment à la déclaration passionnée de Ty. Puis, elle rit et répondit d'une voix douce à la demande de Fin concernant ce qu'elle aimerait boire.

Au risque de décevoir l'Irlandais que tu es, je vais rester sans alcool. Un verre de jus d'orange m'ira parfaitement, merci.

Pendant qu'il lui servait son verre, Sekmet se lança :

Au fait, tu as entendu la nouvelle ? Le maire organise un bal ce soir. Tu comptes y aller ?

C'était peut-être un peu trop direct mais Sekmet était comme ça, voila tout. Elle tendit le bras pour attraper le verre que Finlay lui tendait et, ce faisant, la main du jeune homme caressa involontairement la sienne. Un long frisson la parcourut tandis que son coeur s'emballa brusquement. Elle resta silencieuse. Que lui arrivait-il ? Elle n'aimait pas cela du tout. Elle n'était pas non plus naïve ni idiote. Ce sentiment était dangereux. Elle se souvenait l'avoir ressenti avec violence lors de sa rencontre avec Doug. Et elle y avait cédé, étant libre à l'époque...

*Fourre-toi bien ça dans le crâne, tu ne l'es plus actuellement. Alors ça suffit les conneries.*

Mais, pourtant, impossible pour elle de se bouger et de passer à autre chose. Un silence s'était établi entre eux. Sekmet était persuadée qu'on pouvait entendre les battements de son coeur de l'extérieur de l'appartement de Fin. Elle n'arrivait pas à décrocher son regard du sien. Elle se secoua finalement et balbutia :

Je... Enfin, j'ai... Excuse-moi.

Un rire gêné suivit, qui ne la détendit absolument pas.
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MessageSujet: Re: 1.04 [25/06] - Trouble et Tentation {PV Finlay} [Terminé]   Jeu 25 Fév - 3:14

    " Et un verre de jus d'orange, un ! "

    Mon sourire se fit plus large lorsque je lui apportais le liquide jaune vif. Elle releva la tête et sa beauté me frappa de plein fouet. Son visage était à couper le souffle et en ce moment même j'en éprouvais la carence en oxygène. Mes doigts effleurèrent les siens provoquant un frisson dans tout mon corps. Une décharge violente d'adrénaline déferla dans tout mon être. Mon coeur tambourinait à la porte de ma poitrine. Ma main, glissa doucement le long de son bras, caressant sa peau si douce avec une infinie douceur. Mon visage se rapprocha du sien. Je pouvais sentir son parfum si exaltant, son souffle chaud sur ma bouche. Ses grands yeux me détaillaient avec étonnement et ravissement. Elle demeurait, là, interdite. Ma main se lova au creux de sa nuque et avec délicatesse guida ses lèvres contre les miennes. Nouveau frisson, retour brusque à la réalité.

    * Hého Fin' arrêtes de rêver ! *

    Le rire cristallin de Sekhmet me remit les pieds sur terre. Un sourire discret et confus s'afficha sur mes lèvres. Je crois que j'étais encore plus gêné qu'elle mais je n'en montrais rien. Heureusement qu'elle ne pouvait pas lire mes pensées. J'allais m'assoir en face d'elle, un verre de scotch entre les mains.

    " Alors comme ça tu as lu "La Divine Comédie" ?

    J'étais agréablement surpris, peu d'hommes et de femmes accordaient de leur temps à ce genre de lecture. Les poèmes appartenaient au passé. On ne lisait plus que des romans, quand il ne s'agissait pas de magazine people. Affligeant. Je rectifiais néanmoins le point de vue de ma consoeur d'un jour.

    Disons qu'il s'agit plus du voyage initiatique d'un homme pour obtenir son passe-droit au Paradis. Le trajet en Enfer est une sorte de prise de conscience sur l'humanité. Il dresse le portrait d'un monde en perdition, très proche du monde contemporain que nous connaissons. Il ne se doutait sans doute pas que des siècles plus tard, son oeuvre resterait l'une des plus illustres à ce jour. Une sorte de visionnaire latent.

    Je pris une gorgée de scotch. J'avais la gorge étrangement sèche en présence de Sekhmet. Elle acquiesca d'un léger hochement de tête avant de poursuivre sur un autre sujet. Son nouveau mandat. J'écoutais attentivement car cela m'intéressait. Elle espérait garder sa place au sein du Conseil et je pense que c'était dans l'intérêt de tous qu'elle la garde. Une femme aussi brillante ne se trouvait pas à chaque coins de rue(de couloirs serait plus juste).

    Quand tu parles des affaires sanitaires, tu es en charge de quoi exactement ? Le rapatriement des contaminés ? Leur suivi ? Ou tu gères uniquement ce qui se rapproche de près ou de loin à la santé, et par là j'entends les choses bénignes, ainsi que l'hygiène des habitants du complexe ? "

    J'aurais voulu en savoir plus. Il y avait tellement de zones d'ombre un peu partout qu'un peu d'éclaircissement serait le bienvenu. Je n'allais pas dire que je me mêlais de choses qui ne me concernaient pas puisqu'il s'agissait là de la santé publique. C'était justement de notoriété publique(sans aucun trait d'humour). Elle avait l'air tellement passionné lorsqu'elle parlait de son travail que c'en était touchant. Elle m'apparaissait encore plus belle, entouré de ce halo de ferveur et de grandiloquence, digne des plus grands politiciens. Je ne la quittais plus des yeux, la dévorant presque du regard, hypnotisé que j'étais par le chant de cette sirène d'un autre monde. Hélas, le charme fut rompu par l'arrivée, dans la conversation, du bal donné par Hogan. Une idée saugrenue tout droit sortie d'un esprit singulier. Une ombre passa sur mon visage.

    Oui j'ai entendu ça, rétorquais-je en posant mon verre sur la table, m'enivrant un peu plus du parfum de Sekhmet. Je redoutais cet instant bien que je n'avais aucune crainte à avoir puisque Sekhmet n'était rien d'autre qu'une amie. Mon visage se rembrunit peu à peu à mesure que mes pensées prenaient le dessus, m'enfermant dans une conversation muette avec moi-même.

    * Ne l'oublie pas Finlay, cette femme ne remplacera jamais Rebecca.
    - Elle est irremplaçable...
    - Alors à quoi tu joues ?
    - J'en sais rien...Ca fait tellement longtemps que...
    - Que quoi ? Que tu n'as plus serré une femme contre toi, que tu ne t'es plus ouvert à personne, que tu n'as plus de coeur à offrir ? Que quoi Finlay ?!
    - Que Rebecca est morte ! Ca fait tellement longtemps qu'elle est morte...et pourtant j'ai l'impression que c'est comme si c'était hier. Je suis accroché à elle, perdu, désemparé...A chaque fois que je me réveille, j'ai l'impression qu'elle est là, auprès de moi quelque part, à attendre mon retour et moi, le sien.
    - Elle ne reviendra pas Finlay.
    - Je sais...
    - Il est temps que tu te pardonnes et que tu tournes la page non ?
    - Peut-être
    ...
    *

    Mes prunelles étaient emplis d'un océan de tristesse lorsqu'elles se posèrent à nouveau sur Sekhmet.

    " J'y serais ce soir, bien que les soirées mondaines ne soient pas vraiment mon truc. Quelqu'un devrait m'y attendre, enfin je crois. "

    Pour la première fois depuis mon arrivée ici, j'avais osé faire le premier pas. Franchir le cap de la délicate demande envers le sexe opposé. Un petit pas pour l'homme mais un pas de géant pour moi. D'autant plus que je m'attaquais à un bal, et qui disait bal, disait soirée dansante ! Je me débrouillais mais pas de quoi crier. Je n'étais pas Patrick Swayze dans Dirty Dancing...De toute manière, je n'avais aucune certitude car je n'avais reçu aucune confirmation. Peut-être que Cate ne daignerait même pas m'accorder le moindre intérêt. Qui étais-je à ses yeux de toute manière ? Un illustre inconnu, peut-être même qu'elle pensait que j'étais un énième barjot qui profiterait de la situation pour avoir un rencard et finir tout ça au lit, un peu à la manière d'Anton Feilster(sa réputation le précédait celui-là).

    * Arrêtes de boire Finlay, t'as l'alcool mauvais *

    Je croisais les doigts, coudes sur les genoux, le regard rivé sur Sekhmet. Je guettais la moindre de ces réactions. Il ne faisait aucun doute que je plaisais à cette femme tout comme elle me plaisait. Nous éprouvions une attirance réciproque allant au-delà des apparences. J'éprouvais également un profond respect et attachement envers sa personne. En d'autres circonstances, nous aurions sans doute pu nous aimer. Valait-il mieux mettre un terme à ce rendez-vous impromptu ou vivre dans le pêché ce qui serait un moment unique et privilégié dans nos vies respectives par-delà toutes les frustrations et les malheurs qu'il engendrerait ? Je n'avais aucune réponse à apporter et me contentais de rester impassible avant de lancer d'un ton neutre:

    " J'espère que j'aurais l'occasion de t'y voir avec ta petite famille. A quelle heure est-ce que les festivités commencent ? "

    Je ne cherchais plus de réponses car elles étaient sans équivoques.
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MessageSujet: Re: 1.04 [25/06] - Trouble et Tentation {PV Finlay} [Terminé]   Jeu 25 Fév - 11:17

    Sekhmet A. O'Reilly

En cet instant, elle se sentait prise au dépourvu, à sa merci. Il aurait suffit d'un geste et elle sentait qu'elle ferait une bêtise. Ses pensées défilaient sous la forme de flashs, de soubresauts. Leurs deux visages se rapprochant. Leur lèvres se mêlant, s'apprivoisant. Sekmet secoua la tête mais les visions ne s'évanouirent pas et achevèrent de la mettre mal à l'aise. Cela dit, Finlay semblait également perdu dans ses pensées et la jeune femme se demanda si le garde partageait son trouble. Si c'était le cas, il fallait lui reconnaître qu'il le cachait fort bien. Il s'installa en face d'elle et Sekmet cacha son visage en buvant son verre de jus que Fin lui avait servi. Elle ne comprenait que trop bien ce qui commençait à arriver. Mais, pour une fois, Sekmet se sentait désarmé. La violence de ses sentiments était une nouveauté pour elle. Aussi, ne savait-elle pas comment réagir. En d'autres circonstances, avec plus d'expérience de ce type de situation, elle aurait pu sans doute partir et mettre des distances définitives entre Finlay et elle. Sekmet savait pertinement que ce type de situation était dangereuse. Plus elle resterait en compagnie de Finlay, plus la tentation serait grande et plus elle aurait du mal à cacher ses sentiments qui la harcelaient. Finlay, d'ailleurs, ne l'avait-il pas déjà remarqué ? Si, certainement. Il n'était pas aveugle non plus. Cela n'était pas fait pour détendre Sekmet davantage.

Heureusement, la conversation reprenait sur le thème de la littérature. Sekmet sourit nerveusement et répondit :

Oui, je l'ai lu il y a de cela quelques années. Je l'ai beaucoup apprécié. J'ai trouvé que c'était un beau rappel à l'horreur de la réalité qui nous entoure.

Sekmet perçut l'étonnement de Finlay. Quoi ? Il la considérait comme une illétrée ? Sekmet était une grande lectrice, et les poèmes ne la rebutaient pas, loin de là ! Sekmet écouta les explications de Finlay qui lui rafrâchirent la mémoire. Elle hocha la tête. Un visionaire ? Peut-être que la société en ruine était effectivement pour demain. A moins que cela n'ait déjà commencé... Sekmet sirota son jus d'orange d'un air pensif. Le sujet bascula vers les élections et Sekmet avait répondu aux questions de Finlay avec sa fougue habituelle.

Le rapatriement des contaminés et leur prise en charge fait effectivement parti de mes attributions mais toutes les questions sanitaires dans le sens large sont à prendre en compte. Je dois pallier à toute épidémie, vérifier que l'offre de soin du complexe, c'est-à-dire le nombre de médecin par rapport au nombre d'habitants soit suffisant. Et puis, je reste obstétricienne ! J'ai mes propres patients à soigner. Tout ça fait beaucoup de travail mais après tout, c'est parceque j'aime ça que je fais ce métier !

Encore une fois, elle s'était emballée et sourit d'un air d'excuse. Elle n'en avait pas forcément conscience mais elle pouvait très vite devenir saoûlante pour un entourage pas forcément intéressé par les mêmes choses qu'elle. Son discours n'avait cependant pas été aussi fluide qu'il l'aurait dû. Le regard de Finlay la mettait mal à l'aise. Il avait une façon de la regarder, de lui sourire qui la grisait, lui faisait battre le coeur à une vitesse incroyable. Elle se surprenait à avoir envie de poser ses lèvres sur les siennes, ne serait-ce qu'un bref instant, que le temps d'une brève étreinte. Sekmet avait fini par interroger Fin sur sa possible venue au bal. Elle sourit à sa remarque.

Aurais-tu peur de devoir m'accorder une danse, Fin ?

Mais Finlay semblait soucieux d'un coup. Un peu nerveux. Et Sekmet sut immédiatement pourquoi. Elle s'en voulut d'être aussi stupide. Finlay avait bien le droit d'aller au bal avec qui il voulait, c'était son droit le plus strict. Elle était mariée. Elle allait avec Doug. Voila tout. Elle vit la tristesse dans les yeux de Fin lorsqu'il lui annonça ce qu'elle redoutait. Le garde avait une cavalière pour le bal. Qu'est-ce qu'elle s'était imaginé, hein ? Fin était très bel homme et il était bien normal qu'il ait le droit au bonheur, de trouver la perle rare. Sekmet s'était-elle imaginé, dans sa folie, une seule seconde, que ce serait elle ? Dans son désarroi, Sekmet s'aperçut qu'elle n'avait pas du tout écouté le début de la phrase de Fin. Elle ne répondit qu'à la deuxième partie, son trouble devenant cette fois parfaitement apparent.

Je...Heu.. Je ne sais plus. 20h je crois. Je ne sais plus...

Elle appuya ses deux doigts le long de l'arrête de son nez en fermant fortement les yeux. La partie de cache-cache semblait finie et Sekmet sentait qu'elle ne pourrait plus longtemps cacher la peine que cette révélation avait provoqué en elle. Elle refoula ce sentiment mais peine perdue. Elle releva alors le regard empli de peine vers le garde.

Fin.. Je suis...

Non, cela ne servirait à rien. Elle se tut et referma les yeux, respirant profondément pour tenter de calmer les battements effrénés de son coeur.
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MessageSujet: Re: 1.04 [25/06] - Trouble et Tentation {PV Finlay} [Terminé]   Ven 26 Fév - 0:11

    Tout était dit. Il n'y avait plus rien à ajouter. Malgré la peine, le doute, les faux-semblant, tout était clair et limpide. Sekhmet resterait une amie. Que pouvais-je espérer d'autre ? Un profond malaise régnait dans le salon et ce n'était pas pour me plaire. Je me levais lentement, le livre entre les mains et allais le ranger dans la bibliothèque, non loin de la chaîne. Cette proximité avec Sekhmet était dangereuse. Je devais y mettre un terme, mais je n'en avais pas la force.

    " J'aurais apprécié t'offrir une danse, dis-je sincèrement sans l'ombre d'un regret, même si je suis un piètre danseur.

    Je ne la regardais pas, préférant contempler mes ouvrages qui allaient de Bram Stoker, à Orson Wells, Dan Brown, en passant par Samuel Beckett, C.S.Lewis, et autres écrivains irlandais. J'avais également quelques rares écrivains français comme Maxime Chattam, Guillaume Musso. Et dire que toute cette collection venait du complexe. Comment avais-je pu en arriver jusque là.

    Tu as des nouvelles en ce qui concerne le virus ? L'avancée des recherches ?

    Il fallait que je dissipe le malaise entre nous et parler travail était toujours une façon détournée de le faire proprement. Et puis j'avais besoin de réponses concrètes. Je sentais monter en moi le besoin brûlant de parler, de dire ce que j'avais sur le coeur. Cela faisait tellement longtemps que je ne m'étais pas ouvert à quelqu'un, refoulant constamment mes envies, mes frustrations, ma colère. Je pourrais peut-être enfin me décharger un peu de ce poids grâce à l'oreille attentive de Sekhmet.

    Je te demande ça parce que, je soupirais ne sachant trop par quel bout commencer, je t'avoue que j'en ai assez. Je levais les yeux au plafond, allant au-dela du ventilateur de plafond qui tournait inlassablement. Je restais un moment sans rien dire avant de reprendre. Tu vois cet appartement, cette bibliothèque, tout ces CD, tu veux bien me dire à quoi ça rime ? Et maintenant voilà que nous organisons des élections pour élire un maire, mais c'est du délire ?! Et la cerise sur la gâteau, un bal...Sans m'en rendre compte, j'arpentais la pièce comme un lion dans sa cage. Nous devions survivre en attendant un remède, une solution miracle et maintenant nous avons tout le confort nécessaire pour vivre à l'intérieur de ce complexe. Mais moi je ne veux pas vivre dans un espace confiné privé du monde extérieur jusqu'à la fin de mes jours, tu comprends. Ma voix avait monté d'un cran. Ca fait quatre ans...Quatre longues années. Et on n'avance à rien. Pire, on nous cache la vérité. Nous sommes des détenus, rien de plus, des détenus dans une prison cinq étoiles. Je me penchais vers Sekhmet. N'as-tu jamais souhaité retourner à la surface de la terre Sekhmet ? Revoir un coucher de soleil, respirer l'air frais et vivifiant, sentir la pluie te caresser le visage, prendre un bon bain de soleil, écouter le chant des oiseaux, sentir la neige crisser sous tes pas...Ce sont tout ces petits rien qui me manque. Je suis passé à côté de tellement de choses dans ma vie que...Je croisais le regard de Sekhmet. J'aurais aimé caresser son visage, ses cheveux, passer mon index sur ses lèvres rebondies, suivre la courbe de son nez si parfait mais ça aussi, je devais passer outre. Je ne peux pas, et je ne veux pas croire que le monde se résume à ce complexe. "

    Mon regard de braise se noya dans celui de Sekhmet. Inconsciemment, le dos de ma main effleura sa joue. Un geste naturel qui m'apparut alors dans toute sa gravité. J'étais plongé corps et âme dans le puits sans fond de son regard si attendrissant. Ma main était retombée sur l'accoudoir du canapé, non loin de celle de Sekhmet. Je ne respirais plus, complètement submergé par une appréhension grandissante. Je me sentais incroyablement fébrile, dans une position des plus inconfortable, pris au dépourvu par ma propre initiative et par cette improbable proximité. Etait-ce là le moment que je désirais avec tout autant d'ardeur que de crainte ? Mon coeur tambourinait, prêt à exploser. Finalement s'ouvrir à quelqu'un avait du bon, encore fallait-il que la personne soit la bonne. Je cogitais beaucoup trop, analysant la situation d'un oeil professionnel. Je faisais fi de mon ressenti, de tout ces sentiments qui ne pouvaient que trahir ma faiblesse. Le soldat en moi me criait de me replier, d'élaborer une nouvelle stratégie de contournement mais mon corps refusait d'obéir. J'allais droit au suicide.

    Mes lèvres se posèrent sur les siennes avec timidité. Une déferlante de bien-être me submergea, se répandant à tout allure dans la moindre parcelle de mon être. De la racine de mes cheveux, à la plante de mes pieds. Ses lèvres avaient un goût d'exotisme des plus délicieux. Ma bouche se pressa un peu plus sur la sienne, la pudeur ayant laissée place à la passion dévorante. Je sentais ma raison qui se battait avec mes pulsions. L'une me hurlait que c'était une grossière erreur, alors que l'autre m'encourageait à partager ce bref moment de plaisir avec cette femme. Je marchais sur un champ de mines sans équipement. Quitte à mourir autant le faire avec panache.

    Au moment où ma main remontait le long du dos de Sekhmet pour se lover sur sa nuque, la déflagration se produisit. Violente, soudaine, douloureuse. Comme si mon coeur était pris dans un étau glacé. La chaleur qui m'avait envahi quelques secondes plus tôt s'évanouit comme elle était apparu. Plusieurs images s'imbriquaient dans mon esprit: Rebecca ma femme au regard triste, Louisa ma petite fille qui me contemplait avec honte, Douglas le mari de Sekhmet, déçu et dans une colère froide, Astrid, leur fille, dégoûtée par mon comportement. Elles me rappelaient la portée de mes actes et leur gravité. Je mis fin à notre brève étreinte, tourmenté, inquiet, empli d'une culpabilité qui me rongeait, et surtout passablement désolé. Je me relevais machinalement, mon masque d'impassabilité recouvrant à nouveau mes traits. Sans un mot, je mis une certaine distance entre nous, histoire de me retrouver et de calmer le rythme effréné de mon coeur.

    " Pardonne moi Sekhmet...Je ne sais pas ce qui m'a pris. Mensonge éhonté. Je savais très bien pourquoi j'avais agis de la sorte. Je ne veux pas te faire du mal, ni à toi ni à ta famille. Trop tard pour ça Finlay. Il serait bon que tu rentres chez toi...Sekhmet. Aussi douloureuse soit cette sentence, je devais la formuler. Et il vaudrait mieux, à l'avenir, ne plus se revoir de la sorte. "

    Ton monocorde, presque impersonnel. J'étais distant aussi bien avec elle qu'avec moi-même. Je prenais subitement conscience de l'ampleur de ce baiser et des conséquences qui s'en suivraient.
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MessageSujet: Re: 1.04 [25/06] - Trouble et Tentation {PV Finlay} [Terminé]   Ven 26 Fév - 9:02

    Sekhmet A. O'Reilly

Finlay s'était écarté et était parti ranger les livres dans la bibliothèque. Sekmet en avait profité pour souffler un peu. Cette tension était pesante entre eux et ne demandait qu'à se briser, s'apaiser en un acte qui aurait sans doute de douloureuses conséquences. Apparemment, Fin était sincère en disant qu'il aurait aimé lui accorder une danse. Cela n'enlevait rien à la peine que ressentait Sekmet. Pourquoi ne s'étaient-ils pas rencontrés plus tôt ? Pourquoi avait-il fallu que ce ne soit que maintenant ? Sekmet soupira furtivement.

Je suis sûr que tu te sous-estimes.

Finlay ne la regardait pas. Il restait concentré sur ses livres apparemment. Il avait une belle collection, il faut le dire. Le regard de Sekmet s'attarda dessus. Elle aimait beaucoup la littérature. Elle avait elle-même une belle collection de livres qu'elle aimait relire encore et encore. Finlay lui demanda des nouvelles des recherches concernant le virus.

On a quelques pistes qui restent encore confidentielles. Mais pour le moment, on piètine un peu.

Mais soudain, le ton de Fin changea. Sekmet sentit qu'il se confiait, qu'il se dévoilait à elle et elle en fut particulièrement touchée. Il en avait assez, disait-il. De tout ça. De cette ville. De cette vie. Enfermés. Sekmet hocha la tête avec ferveur. Elle partageait totalement son point de vue. Elle se souvenait de son arrivée et elle se souvenait qu'elle s'était juré de sortir le plus vite possible de ce complexe. Et voila que de nombreuses années étaient passées depuis. Et qu'ils en étaient au même point.

Tu sais, qu'on ait modernisé, amélioré le complexe n'est pas un mal. Que l'on vive dans des conditions plus confortables, cela ne me gêne absolument pas. Mais je suis bien de ton avis. J'aimerai en sortir. Et vite. J'en ai assez de vivre à l'étroit...

Sekmet sourit tendrement.

Quand j'étais petite, il y avait un pré près de chez moi où il y avait des chevaux. Et parfois, je disparaissais de la maison et je montais sur ce magnifique cheval. Je me lançai alors dans des galops effrénés à travers l'immense étendue d'herbe, le vent sur mon visage.

Elle soupira. C'était le bon temps.
Mais soudain, le silence retomba entre eux. Sekmet, qui avait le regard dans le vide, reporta son attention sur Fin. Ce dernier ne la quittait pas des yeux et son regard la brûlait presque. Sekmet ne pouvait se tromper. Dans le regard de cet homme brillait une flamme de désir qu'il n'était pas le seul à ressentir. Elle répondit à son regard, son coeur recommençant à s'emballer. Ce qui ne fit que s'aggraver lorsque Sekmet sentit les doigts de Finlay glisser le long de sa joue. Elle frissonna des pieds à la tête. Ce contact si doux la grisait. Elle sentit la main de Fin effleurer la sienne. Mais ce fut la jeune femme qui l'agrippa. Doucement. Comme si elle se noyait. Sekmet ne réfléchissait absolument plus. Seul comptait ce regard dans lequel elle se plongeait avec délice, se noyait, s'ennivrait. Elle ne savait pas ce qu'elle pensait. Elle avait un furieuse envie de... quoi ? De quelque chose d'innaccessible ? D'inacceptable ? Sauf qu'en cet instant, tout était devenu possible. Son ventre était rongé par l'angoisse, par l'excitation.

Et soudain, elle sentit le contact de velours des lèvres de Finlay sur les siennes. Elle crut qu'elle allait défaillir. Elle s'abandonna à ce contact léger et tendre. Sa main cherche timidement l'épaule de Finlay et s'y appuya. Cela ne dura que quelques secondes avant que le baiser ne s'intensifie, devenant plus passionné et violent. Sekmet caressa la nuque de Finlay, ses lèvres se mêlant furieusement à celles du garde. Plus rien ne comptait pour elle que ce moment. Ce bref moment d'éternité où tout lui semblait encore possible. Ou elle se grisait de sentir la douceur et l'ardeur de Fin.

Mais le retour à la réalité fut violent. Et ce fut Finlay qui retomba le premier. Alors que la main du garde remontait le long de sa nuque, Sekmet sentit brutalement le vide. Le froid remplaçant le contact chaud des lèvres de Fin sur les siennes. Ce contact arracha des larmes aux yeux noirs de Sekmet. Une sensation de vide. De perte. Mais le visage de Fin acheva de faire monter les larmes traitresses aux yeux de celle qui se croyait si forte. Sa voix, cinglante et distante, lui intima l'ordre de quitter les yeux. Oui, c'était presque un ordre sans en être un. Les excuses de Finlay qui prétendait qu'il ne savait pas ce qui l'avait pris ne trompèrent guère Sekmet.
Elle ressentait une immense tristesse de tout cela. De ce qu'elle ressentait pour Fin, de ce qu'ils venaient de faire, du fait que ce soit terminé, de ce qu'en penserait sa famille. Mais plus que tout, elle se sentait honteuse, terriblement honteuse.

Elle ne sut jamais ce qui l'avait empêché de partir. Elle ne tint pas compte du conseil de Fin. Elle ne pouvait pas. Elle se releva et se planta devant Fin. Elle ne dit rien, ses larmes parlaient pour elle. Son regard avait gardé sa tendresse. Elle resta un long moment à observer Fin sans rien dire. Puis, elle tendit la main et lentement, doucement, elle caressa sa joue. Elle ne résista pas. Elle ne pouvait pas. Ce fut elle qui, cette fois, se pencha en avant et les lèvres douces de Sekmet se posèrent sur celles du garde. Sa langue chercha celle de Finlay, l'agaçant et la titillant. Elle pensait que le baiser aurait apaisé la tension qui était née entre eux. Ce n'était pas le cas. Cela n'avait fait qu'exacerber l'attirance qu'elle ressentait. La main de Sekmet glissa doucement sous le t-sirt de Finlay et caressa la peau douce du jeune homme. Non, Sekmet ne ferait bien sûr pas plus. Mais cela était déjà révélateur. Elle était prise au piège de sentiments qui la dépassait et cela ne déboucherait sur rien de bon, d'un côté comme de l'autre.
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MessageSujet: Re: 1.04 [25/06] - Trouble et Tentation {PV Finlay} [Terminé]   Sam 27 Fév - 2:13

    Je pensais avoir été clair. Je me trompais. Pas très persuasif finalement. Sekhmet se tenait debout, parfaitement immobile, devant moi. Des larmes ruisselaient le long de ses joues rosies. Je m'en voulais de lui faire subir cela. Merde Finlay, réfléchis avant d'agir ! J'avais réfléchi à toutes les solutions, toutes les conséquences...Et pourtant je ne pouvais empêcher l'inéluctable. Ce contact si bref et si intense, reflet d'un désir trop longtemps retenu. Mais le charme avait pris fin. Elle pleurait, à présent. J'aurais voulu lui dire des mots doux, mais aucun ne parvenaient à franchir le seuil de mes lèvres. Je restais distant, dur comme la roche et aussi froid que la glace. Je ne pouvais pas me permettre une autre erreur de ce genre.

    Un long moment s'écoula sans que rien ne vienne troubler ce silence. Elle me regardait si intensément que j'en éprouvais une certaine gêne. Sa main se suspendit en l'air à quelques centimètres de mon visage. Ses doigts fin effleurèrent ma peau, réveillant le désir tapi en mon être. Elle s'avança à nouveau. Je sentais son souffle chaud sur mes lèvres. Elle ne me quittait pas des yeux. Ma respiration devint plus hachée, les battements de mon coeur furent plus difficile à contrôler. Je déglutis péniblement, complètement enferré dans ce piège plein d'érotisme. Ses lèvres frôlèrent les miennes.

    " Ne fais pas ça, murmurais-je."

    Sa main sur ma joue se glissa dans ma chevelure d'ébène. L'effluve capiteux qui s'échappait du corps de Sekhmet me rendait fou. De sèches, mes lèvres devinrent humide. La langue de Sekhmet s'amusait avec la mienne, formant un duo complice d'une sensualité sans pareil.

    * Ne fais pas ça *

    Je me laissais faire, totalement dépassé par les évènements. Un nouveau contact sur mon corps. Sekhmet avait glissé sa main sous ma chemise, sur mon torse, qu'elle caressait avec une grâce et une intensité non dissimulée. Je perdais pied, la situation m'échappait. Emporté dans cet élan langoureux, j'attirais Sekhmet contre mon corps, redoublant de convoitise à son encontre. J'étouffais de plaisir, désireux de m'offrir à elle et de la faire mienne. Sans me décrocher de ses lèvres, je la dirigeais d'un pas maladroit vers la table de salon. Mes mains commençaient à dégraffer un à un les boutons du chemisier rouge sang de Sekhmet. D'un geste large du bras, j'envoyais balader mon arme et mon talkie, puis tout en serrant la belle contre mon corps, la portais pour l'assoir sur l'extrémité de la table. Les jambes de Sekhmet s'enroulèrent sur ma taille avec force attisant encore plus mon appétit insatiable. J'ôtais son chemisier avec hâte. Sa plantureuse poitrine se dévoila à ma contemplation muette. Elle portait un élégant et affriolant soutien-gorge noir, avec juste ce qu'il faut de dentelles. Je fus surpris par la multitude de tatouages qui lui parcouraient le corps. C'était terriblement excitant. Ma bouche embrassait son cou avec douceur, mes mains caressaient son être avec volupté. Je prenais le temps de savourer ce corps si parfait, si sensuel, si savoureux dans les moindres détails. Mes lèvres baladeuses traversaient l'étroit sentier entre les seins de Sekhmet, je la sentais frémir à chaque fois qu'elles se déposaient sur sa peau si douce. Plus je descendais, plus elle s'allongeait, grisée par mes baisers.

    * Ne fais pas ça *

    Je n'entendais plus ma raison qui n'était qu'un vague murmure dans l'océan de mon désir. Il n'y avait plus que cette femme qui m'importait. Je me redressais et invitais cette magnifique créature à rejoindre mon étreinte brûlante. Je dirigeais sa main lentement vers mon torse, et la déposais sur mon coeur qui battait à tout rompre. Puis se faisant, je disposais son autre main sur les premiers boutons de ma chemise. Elle ne se fit pas prier pour la suite. Dans un large sourire, je l'a contraint à s'étendre sur la table. Elle était si merveilleuse que je ne pouvais me détacher de ces yeux si étincelant de beauté. Je laissais mes doigts parcourir son visage lorsque soudain mon regard fut attiré par une petite lueur, fugitive, juste sous mon menton. Je pris le temps de la considérer. Une croix en argent se balançait doucement, berçant mon esprit dans une réminiscence d'une netteté incroyable.

    " Tu sais papa, je t'en veux pas de ne pas être là pour moi. Nous savons que tu nous aimes maman et moi. Louisa était grimpé sur notre lit et déposait au creux de ma main, une chaîne. Une croix en argent se détachait du petit amas métallique. Avec ça, nous serons toujours avec toi, où que tu sois, il ne t'arrivera jamais rien de mal et tu sauras que nous aussi on t'aime fort mon papa à moi. Bonne fête ! Elle me sauta au cou sous les yeux embués de larmes de sa mère. "

    * Merci ma chérie...Tu viens d'empêcher papa de faire une grosse bêtise *

    Le regard mélancolique, j'admirais Sekhmet. Un léger sourire se dessina sur mes lèvres. Un sourire franc et sincère. Dans un soupir de reconnaissance, je déposais un baiser sur le front de Sekhmet, et remis une mèche de ses cheveux derrière son oreille. Je me sentais étrangement bien malgré la déferlante soudaine d'émotion. Sans doute parce que j'avais les idées claires à présent. Ma voix s'éleva, plus douce qu'auparavant, teintée d'une sincérité sans équivoque.

    " Sekhmet, tu es une femme admirable, généreuse et loyale. Jamais je ne me permettrais de ternir cette image. Je le sais désormais, toi et moi, nous aurions sans doute pu nous aimer dans d'autres circonstances, dans d'autres lieux, à une autre époque, dans une autre vie. Je l'aidais à se relever avec délicatesse. Que c'était difficile de ne pas céder à la tentation, une nouvelle fois. Tu as une chance inouïe Sekhmet, celle d'avoir ta famille auprès de toi. Ne la gâche pas pour un type comme moi, je n'en vaux pas la peine. C'était un fait et je n'en étais pas du tout attristé. Je récupérais ma chemise sur la moquette et la réajustais sur mon corps. Tu as bien trop à perdre dans cette histoire et je ne suis pas égoïste au point de prétendre le contraire. J'ai vu comment tu regardes Douglas et ce que lui te renvoies, comment tu chéris ta fille. Tu les aimes c'est indéniable...

    Je haussais un sourcil devant ma chemise passablement attachée.

    Et moi je ne sais plus boutonner une chemise correctement, lâchais-je dans un rire décontracté. "
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MessageSujet: Re: 1.04 [25/06] - Trouble et Tentation {PV Finlay} [Terminé]   Dim 28 Fév - 2:50

    Sekhmet A. O'Reilly

Sekmet était perdue, elle l'avait senti dès les premiers instants où elle avait rencontré Fin. Et elle savait que ce moment viendrait. Qu'elle serait contrainte à blesser, à faire du mal. Le désir était né chez elle dès l'instant où elle avait posé son regard sur Fin. Et elle avait mal. Tellement mal de ressentir un sentiment si doux et si violent. Les lèvres de Finlay sur les siennes avait brisé la réserve qu'elle s'était fixé, rompu toutes les digues qu'elle avait pu construire contre sa passion. Et à présent, le visage froid et tendu de Finlay était la pire torture qu'elle avait ressenti jusqu'à présent. Avaient-il franchi un point de non retour ? Un point où la raison les abandonnerait définitivement ? Où il auraient à regretter un acte terrible pour l'un comme pour l'autre ?

Le silence continuait de s'étendre entre les deux. Jusqu'à ce que Sekhmet se lève et frôle de sa main la joue du garde. Elle sentit parfaitement la respiration de ce dernier s'accélérer. Finlay était comme un aimant. Sekhmet ne pouvait lutter contre une attraction aussi forte. Rien que le fait de se rapprocher de lui avait signé son arrêt de mort, d'une certaine manière. Le visage de la jeune femme s'approchait encore et encore de celui de Fin. Elle avait toujours des larmes coulant le long de ses joues. Elle souffrait mais elle se sentait bien. Paradoxe étonnant et troublant. Finlay ressentait-il cela aussi ? Cette tension dans le ventre ? Cette envie de l'autre, de se fondre en lui, de s'abandonner totalement, sans réfléchir aux conséquences ? Les soubresauts de sa raison semblait bien faible en comparaison de l'embrasement qui s'était allumé en elle. Les lèvres de la jeune femme effleurèrent celles de Finlay et ses maigres protestations sonnèrent plus comme des caresses sensuelles qu'autre chose.
La jeune femme ne tint pas encore compte des supplications de Finlay. Sa langue parcourut celle de Fin, avec passion. Le contact de la peau douce du garde la fit frissonner. Ses doigts passèrent doucement sur son ventre, sur son torse. Elle frissonna. Finlay ne réagissait pas, il semblait ne rien pouvoir faire, si ce n'est savourer le moment. Et soudain, tout bascula. Sekhmet se sentit attiré par le garde qui la serra contre son corps fièvreux. Sekhmet sentait sa raison s'envoler, la chaleur de ce corps contre le sien lui faisait perdre la tête. Sekhmet avait envie de lui, de s'abandonner dans ses bras et de s'offrir à cet homme qui la grisait tellement. Chacune de ses caresses la brûlait, l'ennivrait. Le baiser continuait, passionné. La jeune femme sentit Finlay la guider vers l'arrière et elle se laissa faire, ne pouvant rien d'autre qu'embrasser ses lèvres, encore et encore. Ce faisant, elle sentit son chemisier s'entrouvrir. Les mains de la jeune femme tenait Finlay par la taille, comme si elle risquait de tomber sous l'émotion. Elle sentait une chaleur se répandre dans son corps, dans son bas-ventre et elle se mordit violemment la lèvre en sentant que Finlay la soulevait légèrement pour l'assoir sur la table.

*Qu'est-ce que tu fais, Sekhmet...*

Ce fut la seule pensée qui lui vint. Mais sa volonté était anesthésiée, totalement sous l'emprise de cet homme qui l'ennivrait de caresses. Elle enroula ses jambes autour des hanches de Finlay, l'attirant plus contre elle. Sekhmet plongea son regard dans celui de Finlay lorsque celui-ci débouttonna totalement son chemisier et que la jeune femme se dévoila à lui. Le regard qu'il posa sur elle la grisa, la rendit folle. Sekhmet ne faisait jamais étalage de ses nombreux tatouages. Mais apparement, ces derniers ne dérangeaient pas Finlay. Sekhmet ferma les yeux et ne put retenir un gémissement lorsque Finlay déposa ses lèvres dans son cou. Un frisson naquit dans le creux de ses reins et remonta le long de son dos. Elle se laissait faire, ne pouvant que frémir. Sekhmet sentit les lèvres de Finlay descendre petit à petit dans le creux de ses seins. Un gémissement plus fort s'échappa des lèvres entrouvertes de Sekhmet. Elle commença à s'allonger, tandis qu'elle sentait les lèvres de Finlay se poser sur son ventre et ses mains retrousser sa jupe.

Sekhmet se cambra sous la caresse puis se redressa à l'invitation de Finlay. Elle posa sa main sur son torse, débouttona lentement sa chemise et déposa ses lèvres sur la peau du garde. Elle le sentit frissonner. Ses lèvres descendirent jusqu'à son ventre, léchant puis mordillant la peau. Elle n'eut guère le temps de descendre davantage car Finlay l'étendit une fois de plus sur la table. Elle se laissa faire. Elle attira Finlay, collant la peau du jeune homme contre la sienne. Mais à ce moment, elle ne sut pourquoi, les larmes revinrent à ses yeux. Une peine, mêlée de souffrance, fit jour en elle. Est-ce les larmes ? Ou autre chose ? Dans tous les cas, Finlay stoppa ces gestes et remit doucement une mêche derrière l'oreille de la jeune femme qui frissonna encore à ce contact. Le discours de Finlay la soulageait, la blessait, lui faisait mal. C'était un discours de raison, qui lui donnait honte. Elle resta étendue sur la table, le visage tournée vers le mur, ne regardant pas le garde. Finlay expliquait que dans une autre vie, ils auraient sans doute pu s'aimer. Un sourire triste s'afficha sur le visage de Sekhmet.

Je t'aime, Fin. C'est déjà le cas. Que peux-tu faire contre ça ?

Fin l'aida à se relever mais elle resta assise sur la table, les jambes callées contre les fesses, les bras enroulant ses genoux et la tête posée dessus.

Je pense être capable de savoir si tu vaux la peine ou pas, Fin. Et je n'ai pas choisi ce qui m'arrive. Je t'aime comme j'aime Doug, d'une autre façon voila tout. Je ne sais pas quoi faire mais je ne peux pas cacher cela.

Le rire de Finlay ne provoqua aucune réaction chez Sekhmet. Elle restait prostrée, le visage caché dans ses bras. Elle savait pertinnemment que le discours de Fin était raisonnable et que c'était la seule chose à faire. Mais la violence de ses sentiments l'empêchait d'avoir les idées claires. Elle frissonna en repensant à ce qui venait de se passer et ce qui aurait pu se produire. Elle ignorait sur le moment si elle en était soulagée ou déçue. Les larmes revenaient mais elle les refoula fermement. Elle était perdue, soit, ce n'était pas une raison pour être pleurnicharde. Elle ne prit même pas la peine de se rhabiller, trop perturbée et perdue dans ses pensées.
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MessageSujet: Re: 1.04 [25/06] - Trouble et Tentation {PV Finlay} [Terminé]   Dim 28 Fév - 10:51

    J'avais cette étrange impression de vide. Comme si je n'existais plus, que ma chair se tenait là, dans cette pièce mais que mon âme l'avait désertée. J'étais reclu au plus profond de mon être, loin très loin. Les mots de Sekhmet, pourtant les plus doux qui puissent exister, me frappèrent violemment. Contre toute-attente, ils me projettèrent contre la berge de ma conscience depuis longtemps égarée. Une seule femme avait prononcé ses mêmes mots il y a de cela une dizaine d'années et ce fut le plus beau jour de ma vie, après la naissance de ma fille. Que s'était-il donc passé ? Pourquoi je me retrouvais dans cette situation ? Sekhmet ne pouvait pas m'aimer...C'était impossible. Son coeur appartenait à Douglas. A nouveau la confusion, le doute, le questionnement. Mon regard se porta à nouveau sur la femme, prostrée sur la table de mon salon. Une femme que je ne connaissais pas vraiment au final. Et pourtant j'éprouvais de la honte et de la peine à la voir ainsi souffrir par ma faute. Est-ce que je l'aimais ? Je n'arrivais pas à le savoir, cette émotion ne m'était plus très familière...Tout était si brumeux.

    Lentement, trop à mon goût, j'émergeais la tête de l'eau. Une colère sourde grattait les barreaux de mon impassibilité.

    " Je t'interdis de dire ça...Ma voix était un murmure rauque, presque inaudible. Ma décontraction s'était volatilisé, brisée par les paroles de Sekhmet. Tu n'as pas le droit de me sortir ça, de m'aimer comme tu prétends le dire. Je n'arrivais pas à concevoir l'amour autrement qu'en une relation saine et disons, commune. Un homme, une femme. Point. Sans doute parce que je n'avais jamais tenté l'expérience et que seul l'amour d'une seule femme avait suffit à me rendre suffisamment heureux pour que je n'aille pas voir ailleurs. Comment oses-tu dire que tu m'aimes comme tu aimes Douglas ?! Tu te rends compte de la gravité de tes paroles ?! Je commençais à m'agiter, passablement irrité par la tournure que prenait la situation. Ne pouvait-elle pas se taire au lieu de me sortir pareilles énormités. Les circonstances étaient déjà bien assez complexe...D'un pas nerveux, je me dirigeais vers le mini-bar et en sortais un vieux chivas de 12 ans d'âge.

    Tu ferais mieux de te rhabiller et de rentrer. Ta famille t'attend.

    J'avais appuyé sciemment mes derniers mots tout en ôtant sèchement le bouchon de liège de la bouteille. Pourquoi étais-je si agacé ? Je ne pouvais pas croire que l'amour de Sekhmet en était la cause. Trois mots avaient suffit à me mettre hors de moi. Elle n'aurait jamais du dire ça. Elle venait de faire un pas dans la mauvaise direction, plus aucun retour n'était possible. Et moi, où je me trouvais ? Et où se tenait Douglas et Astrid ? Je ne supporterais jamais de partager la femme que j'aime, comment pouvait-elle dire une chose pareille ?! Je bus une gorgée de whiskey. Cela voulait-il dire que je n'éprouvais pas les même sentiments que Sekhmet ? Que je faisais fausse route ? A nouveau le goût brûlant de l'alcool dans ma bouche. J'étais attiré par elle, rien de plus. Un désir inassouvi qui ne demandait qu'à être rassasier. Le liquide ambrée coula une nouvelle fois dans mon gosier. Je ne le savourais pas, au contraire il avait un goût amer.

    * Putain mais pourquoi je me comporte comme ça ! *

    Du coin de l'oeil, j'épiais Sekhmet. Je n'aurais su dire si elle avait encaissé mes remarques acerbes sans sourciller. J'éprouvais une profonde culpabilité à son encontre. Je me comportais comme un ingrat. Elle m'avait ouvert son coeur malgré tout le mal que cette révélation allait causer. Elle venait de se dévoiler au risque de tout perdre. Je pinçais l'arête de mon nez et laissais échapper un long soupir. La tête me tournait, un contrecoup de l'ingurgitation prononcée d'alcool et de l'accumulation de plusieurs nuits d'insomnie. J'y étais habitué, je pouvais me contrôler mais en cet instant, et la colère aidant, je savais que je n'y parviendrais pas. Serrant les poings sur la tablette en bois du bar, je réfléchissais sur la meilleure marche à suivre. Devais-je en parler avec Douglas ? Lui dire toute la vérité. Mais quelle vérité ? Que j'ai failli me taper sa femme. Que je ne sais pas ce que j'éprouve pour elle à part une réelle attirance physique. Je laissais échapper un rire fébrile. Dit comme ça, ça prêtait à rire non ? J'étais dans la merde et jusqu'au cou.

    * Voilà qui m'apprendra à jouer avec le feu *

    Mon regard se ternit, voilé par l'alcool brumeux. Il s'attarda à nouveau sur la nymphe postée devant ma table de salon. Bon Dieu qu'elle était belle. J'aurais pu rester là, sans me lasser de sa présence délicate et sauvage. Elle aurait pu partager ma vie si cette dernière n'était pas aussi compliqué. Ma mâchoire se crispa, imperceptiblement. Je n'étais qu'un salaud. Je devais l'être pour l'empêcher de faire une connerie, lui redonner un sens de la réalité. Sans un mot et d'un signe de tête déplacé, j'indiquais la sortie à Sekhmet.
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MessageSujet: Re: 1.04 [25/06] - Trouble et Tentation {PV Finlay} [Terminé]   Dim 28 Fév - 11:18

    Sekhmet A. O'Reilly

Les mots avaient résonné dans sa tête avant de s'échapper de ses lèvres. Des mots lourds de sens, des mots horribles et beaux. Des mots blessants et doux. Des mots qui provoquèrent une réaction brutale de la part de Finlay. L'homme qui n'était que douceur se métamorphosa sous ses yeux en un être froid et cruel. Sekhmet n'avait pas bougé de la table, le visage toujours blotti dans les bras. Pensait-il qu'elle était stupide ? Qu'elle était une femme qu'on séduit aisément. Elle avait consacré quinze années de sa vie à son époux et à sa fille. Quinze années où elle avait eu des hommes qui lui avaient tourné autour. Quinze années où elle leur avait ri au nez. Sans l'ombre d'un doute. Avec une foi inébranlable. Et Finlay, en quelques jours, avait réduit à néant ces quinze années. Par un seul regard. Un seul baiser. Une caresse. La prenait-il pour une femme légère ? Pensait-il qu'elle avait déjà trompé Doug ?
Sekhmet ne put supporter cette idée.

*Reprends-toi. Reprends-toi. Tu es ridicule.*

Les paroles de Finlay achevèrent d'exaspérer Sekhmet. Qu'est-ce qu'il s'imaginait ? Que ces mots, elle les avait dit à la légère ? Qu'elle n'était qu'une écervelée qui ignorait totalement les conséquences de ses actes ? Il se mettait le doigt dans l'oeil jusqu'à l'omoplate. Sekhmet tourna la tête et dévisagea Finlay. Son regard froid était aux antipodes de l'instant précédent.

Tu m'interdis ? Qui es-tu pour m'interdire de dire la vérité ? Je ne fais que poser un problème. Tu préfères te voiler la face et faire comme si de rien. Grand bien t'en fasse. Je ne me suis jamais menti à moi-même. Ce n'est pas aujourd'hui, à cause de toi, que je vais commencer. Si ça te plais pas, tant pis.

Oui. Sekhmet était blessée. Avouer à un homme qu'on l'aime alors qu'on n'en a pas le droit est dur. Se faire traiter de la sorte l'est encore plus. Mais Sekhmet n'était pas idiote. Elle savait pertinemment, elle voyait dans chaque geste de Finlay, que son attitude était une attitude de protection. Il ne voulait pas voir la vérité en face et préférait règler le problème de cette façon. Il attrapa une bouteille dans le mini-bar et la somma de se rhabiller et de rejoindre sa famille. Et ce fut cela, plus qu'aucune autre chose qui blessa profondément Sekhmet. Comme une vulgaire prostituée avec laquelle on s'amuse et qu'on met à la porte quand elle ne nous amuse plus. Elle ravala ses larmes. Sa colère l'auréolait. S'il essayait de jouer au salaud, il y arrivait à merveille.
La jeune femme se redressa vivement et renfila sa chemise d'un geste rapide, la reboutonnant. Elle lui en voulait. Mortellement. Plus encore pour son attitude présente. Elle, au moins, assumait ce qu'elle ressentait. Elle avait envie d'être blessante, violente mais elle savait que cela ne servirait à rien. Elle réajusta sa jupe. Sa gorge la brûlait, lui faisait mal mais elle se mordit violemment la lèvre, au point qu'un léger filet de sang goutta. Non, elle ne cèderait pas à la tristesse. Elle devait être forte. Au moins devant lui, quitte à s'effondrer lorsqu'elle serait loin.

Sekhmet, d'un pas vif, se dirigea vers Finlay qui, d'après l'étiquette, sirottait un chivas de douze ans d'âge. D'un geste brusque, elle donna un violent coup dans la bouteille qui se brisa au sol dans un bruit retentissant, le chivas se répandant par terre.

Douze ans contre quinze ans. Tu me dois encore trois ans, Finlay.

Son regard froid et douloureux se ficha dans celui de Finlay.

Je regrette profondément ce que je viens de te dire. Tu avais raison et ton attitude vient de le démontrer. Tu ne le méritais pas.


Certes, Sekhmet ne pensait pas réellement ce qu'elle venait de dire. Mais elle avait mal, Finlay l'avait blessé plus qu'il ne le pensait. Elle attrapa son sac et se dirigea vers la porte qu'elle ouvrit. Pourquoi avait-il réagit comme ça ? Pourquoi avait-il fallu qu'il rejette la simple expression de ses sentiments. Elle crut devoir rajouter un élément auquel elle pensait.

Tu n'avais pas l'air d'être gêné tout à l'heure, alors que tu étais sur le point de faire l'amour avec moi. Par contre, lorsque je suis honnète et que je t'exprime simplement un sentiment, tu me mets à la porte. Tu as un sens très particulier des priorités, Finlay.

Elle se tut et s'apprêta à sortir.
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Finlay Reynolds

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MessageSujet: Re: 1.04 [25/06] - Trouble et Tentation {PV Finlay} [Terminé]   Dim 28 Fév - 12:56

    Je l'avais atteint, droit en plein coeur. Une balle tirée à bout portant. Ce sentiment de brûlure atroce, qui se répand tel une multitude de morceaux de verre vous piquetant la peau au moindre écart. Le choc fut plus rude que celui escompter. Non seulement pour elle mais aussi pour moi. Je souffrais bien plus que toutes les cicatrices de mon propre corps. La balle qui avait failli me tuer, le coup de couteau enfoncé loin dans ma chair, tout ça n'était rien comparé aux larmes, à la frustration, à la colère, à la déception que me peignais le visage de Sekhmet. Je voyais ses yeux, embués par les larmes mais aussi par le dégoût que je lui inspirais. J'avais réussi mon coup à merveille. Je venais tout juste de la perdre. Mais pourquoi...pourquoi avais-je cette violente sensation que l'on m'arrachait un membre, une partie de mon être ? Je croyais avoir déjà tout perdu après la mort de Rebecca et Louisa.

    Elle se rhabilla à vive allure, vexée mais bien au-delà de ça, je ressentais son amertume et sa rancoeur. Où se trouvait ce moment si exquis où nos deux corps ne faisaient plus qu'un dans une dévorante passion...Envolé Finlay, envolé. Aussi éphémère fut-il, j'en avais apprécié chaque instant comme si je craignais de ne jamais avoir à le revivre. Je ne me trompais pas. Elle s'avança vers moi, ses traits cachant mal son courroux. D'un revers de la main elle envoya valser ma douce liqueur qui se brisa au sol dans un bruit mat, déversant son nectar enivrant sur la moquette. Je l'avais bien cherché et je ne fis rien pour l'en empêcher.

    " Douze ans contre quinze. Tu me dois encore trois ans Finlay. "

    * Détrompes-toi. Tu viens de te sauver Sekhmet, aussi douloureux soit-il...*

    Je ne bougeais pas, caché derrière mon bar, seul rempart tangible à sa fureur. Mais ses mots furent bien plus irascible que tout le reste. Je me doutais de l'issue de la conversation, je savais que l'on en arriverait là, mais même préparer au pire, j'eus énormément de mal à contenir la peine qui se glissa en moi tel un serpent vicieux. Elle venait d'enfoncer ses crochets en mon coeur et distillait peu à peu son venin dans mon réseau sanguin. J'étais anesthésié par la souffrance causée, par ce froid glacé qui m'étreignait la poitrine. Je soutins son regard malgré tout. Des années d'expérience pour garder son sang-froid et ne pas perdre la face. Je ne la méritais pas. Sur ce point, nous étions d'accord.

    Un bref instant s'écoula, un silence lourd de sens uniquement troublé par la rotation constante du ventilateur du plafond qui émettait un chuintement presque inaudible. Sekhmet se retourna, et se dirigea vers la porte d'un pas décidé. Les mots se bousculaient dans ma gorge. Je craignais qu'ils ne parviennent jusqu'à mes lèvres. Je dus me mordiller l'intérieur des joues pour ne pas craquer.

    * Va-t-en Sekhmet, je t'en prie...*

    Elle se stoppa, comme si ma pensée lui était parvenue et qu'elle la considérait avec intérêt. Mais je me trompais. Elle pencha la tête à mon encontre et en rajouta une couche histoire de bien enfoncer le clou. Je ne risquais pas de m'en relever après ça. J'étais crucifié sur l'autel de mon ingratitude. Martyr de ma propre infortune.

    * Un simple sentiment ?! Elle se fout de moi ?! *

    Evidemment que je n'étais pas gêné ! Je la désirais tellement. Je me serais abandonné à elle et après ? Elle s'en serait retournée comme si de rien était auprès de Douglas ? Je n'aurais pu le supporter, ni même m'en contenter. Et elle appelait ça un simple sentiment ! Avec tout ce que ça impliquait.C'est simple, je ne pouvais pas l'aimer, même si mon coeur me soufflait de le lui dire. C'était couru d'avance. Notre relation était un non-sens. Je ne voulais pas être un vulgaire amant et je ne la voulais pas non plus comme une maîtresse. Je la désirais, entière, avec tout ce qu'elle pouvait et avait à m'offrir. Vivre un amour à moitié, sans moi. Pouvait-elle quitter Douglas, sa famille par amour pour moi ? Serait-elle prête à faire ce sacrifice ?

    * Je ne veux pas te partager, est-ce si difficile à comprendre ?!
    - Arrêtes de te torturer Finlay, laisses tomber
    *

    Laisser tomber, après ce que nous venions de vivre. L'évidence était criante. J'aimais cette femme mais je la fuyais. Le choix ne m'appartenait plus désormais. Si je voulais la voir heureuse, alors il me faudrait tout faire pour qu'elle m'oublie, qu'elle se recentre sur sa vie de couple. L'étau dans ma poitrine se resserra à nouveau.

    * De la jalousie ? Putain Finlay dans quoi tu t'embarques *

    Il fallait que moi aussi je me reprenne. Je passais un main sur mon visage, dans mes cheveux. La perspective du bal de ce soir m'enchantait beaucoup moins à présent. Sekhmet avait dit que j'avais un sens particulier des priorités, mais elle se trompait. Elle n'avait pas le recul nécessaire pour s'en rendre compte mais j'agissais dans son intérêt. Enfin c'est ce que je croyais.

    * Le plus dur n'est pas de faire son devoir, c'est de savoir où il se place *

    Une phrase que je répétais sans cesse aux premières classes lorsque j'étais dans l'armée et qui trouvait tout son sens à nouveau, ici. Je commençais à ramasser les bouts de verre, un à un. Je sentais son regard peser sur moi. Elle devait s'attendre à une réaction quelconque de ma part mais je n'en fis rien. Mon silence était suffisant et parlait de lui-même. Je ramassais, imperturbable, les éclats de verre. Cette fois, tout était dit.

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1.04 [25/06] - Trouble et Tentation {PV Finlay} [Terminé]

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