RPG Post-Apocalyptique / City. Venez percer les secrets d'Eternalis...
 
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 [S] 1.06 [26/6] Le jour d'après le soir de la veille (libre)

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Emakko Higgins

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MessageSujet: Re: [S] 1.06 [26/6] Le jour d'après le soir de la veille (libre)   Mar 5 Juin - 23:51

Pendant un instant, un très bref mais terriblement effrayant instant, Emakko avait ressenti une peur comme jamais encore elle n’en avait eu… Une peur plus grande encore, que celle qu’elle avait pu ressentir la veille au soir, en s’imaginant arrivée sa dernière heure. Quelle était donc cette peur immense.. ? Ma foi, quelle sotte question que voilà… Il s’agissait de la plus grande peur qu’une adolescente pouvait craindre de la part de sa mère : lui faire honte devant tous les autres élèves de l’école, en l’accompagnant jusqu’à la porte de l’établissement pareillement à une petite fille de quatre ans. Déjà, le fait que Dakota quitte l’appartement en sa compagnie à cette heure-ci était assez louche, mais en plus elle paraissait la suivre sur quelques mètres. Si on ajoutait à cela la dispute de la veille (et aussi un tout petit peu le difficile dialogue de ce matin), autant dire que la peur de l’adolescente avait de quoi se voir justifiée.

Fort heureusement, sa crainte immense se trouva finalement vide de sens lorsque Sa mère la laissa aller de l’avant avant de bifurquer à son tour dans un couloir différent. C’était un soulagement pour Emakko, mais aussi une bonne initiative de la part de Dakota car, assurément, jamais sa fille ne lui aurait pardonné de lui avoir causé la plus grande honte de toute sa vie. Mais cela n’égaya que très peu l’adolescente, qui ne pouvait s’empêcher de ruminer intérieurement contre la réaction de sa mère après que Emakko lui ai tout raconté des évènements de la veille… Honte.. ? Mais de quoi.. ? Elle était dans son bon droit le plus complet après tout, l’adolescente n’en doutait pas un seul instant. Après tout, Dakota lui avait interdit de venir à la fête et demandé de rester chez elles, mais pas de sortir… Tout au moins, pas explicitement. Elle lui avait dit de ne pas faire de bêtise, de ne pas se coucher trop tard… Légèrement opportuniste, comme un grand nombre de ses semblables, l’adolescente avait fait sien le dicton qui exprimait l’idée que qui ne dit mot, consent. Un raisonnement sensé, selon elle tout au moins, sans doute un peu trop abstrait pour la logique des adultes.

Comme il sied à l’âge qui était le sien, Emakko avait des idées bien arrêté sur ce qui était juste ou pas et, en l’occurrence, elle voulait que justice soit fait : elle voulait que l’imbécile au pistolet de la veille lui présente ses excuses pour avoir failli lui tirer dessus sans le moindre avertissement, elle voulait dire à tous le monde que on avait tiré sur des gens uniquement parce que ils avaient tenté d’ouvrir les portes du complexe… Dans sa colère, Emakko avait même lâché à sa mère le fait qu’elle se demandait si ils étaient bien en démocratie ou bien si celle-ci était resté à la porte du complexe lors de sa fermeture. Elle avait très clairement affiché son avis comme quoi si des gens voulait rester dans le complexe ils en avait le droit, mais que inversement, on ne pouvait pas empêcher les gens de sortir dehors s’ils en avait envie. C’était sans doute là un raisonnement assez simpliste de la situation, mais on raisonnait assez peu judicieusement lorsque l’on était dans une colère noire.

Mais Dakota avait alors haussé le ton et lui avait formellement interdit de raconter quoi que ce soit des évènements de la veille, à qui que ce soit. Autant dire que cela ne plu guère à l’adolescente qui bougonna très vaguement ‘’j’en parlerais si je veux’’ sur un ton assez bas, tout en détournant légèrement le regard sur le côté. Sur le moment, Emakko fut très déçue de la réaction de sa mère. Jamais, elle n’aurait pensé qu’elle puisse ainsi se ranger du ‘’mauvais’’ côté. Passablement contrariée et, accessoirement à court d’arguments à opposer à Dakota, Emakko avait alors coupé court à la discussion en annonçant à sa mère qu’elle l’énervait et qu’elle préférait aller dormir.

Lorsque Dakota vint la réveiller afin qu’elle se prépare pour l’école, Emakko grommela une phrase incompréhensible avant de fourrer à nouveau sa tête sous sa couette. Ca aussi c’était injuste… Il ne devait pas y avoir cours aujourd’hui et voilà que soudain quelqu’un avait décidé du contraire… Non mais pour qui ils se prenaient ces tyrans, pour ainsi décider de tout sans demander leur avis ? Dakota se montra étrangement insistante, revenant sans cesse à la charge, ce qui obligea finalement l’adolescente à quitter son lit. Après une bonne douche vivifiante et un petit déjeuner à l’atmosphère assez pesante ou Dakota lui réitéra son interdiction formelle de parler de quoi que ce soit à qui que ce soit sur les évènements de la veille au niveau un, la mère et la fille se préparèrent pour sortir et entamer cette nouvelle journée : Emakko pour se rendre en cours en trainant très clairement les pieds et Dakota pour… Ma foi, l’adolescente n’en savait rien et franchement elle n’avait pas du tout envie de lui demander étant donné son état d’esprit actuel.

Tout en se rapprochant de l’école, Emakko se parla intérieurement à elle-même en fixant le sol… Ne rien dire à personne et puis quoi encore… Elle faisait ce qu’elle voulait d’abord et elle parlait de ce qu’elle voulait, avec qui elle voulait, point final. L’esprit de l’adolescente s’apaisa quelque peu lorsqu’elle atteignit enfin le bâtiment scolaire et qu’elle retrouva sa meilleure amie vers laquelle elle se dirigea immédiatement sans se douter, un seul instant, qu’elle était surveillée de près. Discutant de tout et de rien, la meilleure amie de Emakko ne manqua pas de remarquer son état de tension prononcé que celle-ci justifia en clamant que tout allait bien mais que sa mère avait été un peu pénible ce matin en lui parlant comme si elle avait encore quatre ans et en lui disant quoi faire précisément une fois à l’école. Aller directement en classe ? et puis quoi encore, elle n’était pas une chouchou des professeurs, elle. Désireuse de changer de conversation afin d’oublier un peu tout ça, Emakko demanda alors à sa meilleure amie si elle avait entendu parlé de ce qu’il s’était passé le soir d’avant. Celle-ci vivait au niveau deux avec ses parents, alors ils avaient forcément entendu des choses sur les évènements du niveau un. Curieusement, celle-ci lui affirma le contraire, poussant même l’audace jusqu’à demander à Emakko s’il s’était passé quelque chose.

L’adolescente compris immédiatement : ils avaient étouffé l’affaire. instantanément, l’idée d’un complot national, ou dans le cas présent complexional, lui vint à l’esprit, même si elle ne savait rien du pourquoi et du comment. Sans doute, dirais-t-on qu’elle avait regardé trop de film sur le sujet, ce qui en soi n’était pas foncièrement faux, l’adolescente aimait bien ce genre de sujet même si quelque part il pouvait donner une image légèrement faussé du monde d’autrefois à ceux qui ne l’avait pas bien connu ou bien encore oublié. Quoi qu’il en soit, une chose était certaine au yeux de l’intrépide Higgins : Il y avait quelque chose de louche dans toute cette affaire, car il y avait eu bien trop de remue-ménage pour que personne ne remarque quoi que ce soit.

‘’Ce sont tous des menteurs de toute façon…’’

Lâcha Emakko sur un ton quelque peu désabusé, sans doute un peu trop pour son âge, ce qui pouvait donner une impression de grandiloquence à son propos, sous le regard intriguée de sa meilleure amie tout en se laissant lourdement choir contre le mur du couloir de l’entrée de l’établissement scolaire… Aller en salle de cours.. ? Seulement lorsque la sonnerie aura retentit, elle y passera bien assez de temps dans cette satané salle de classe. De toute façon, Dakota ne pouvant pas la voir il lui suffirait alors de répondre oui si jamais elle lui demandait si elle lui avait bien obéi.
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Novak Dušanović

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MessageSujet: Re: [S] 1.06 [26/6] Le jour d'après le soir de la veille (libre)   Mer 18 Juil - 0:05

Allez à l'école, quelle corvée! Novak en avait assez! Il avait été heureux, la veille d'apprendre qu'aujourd'hui serait chômé... Il avait passé le début de la soirée avec son amie Astrid O'Reilly à jouer sur la PS3 et à regarder des vidéos, tout en s'empiffrant de pop-corn, jusqu'à l'heure limite officielle de 22h, pas une minute de plus sinon gare! - de toute façon, ils étaient tous au bal alors ils pouvaient pas vérifier, si? Bref, ils avaient poussé jusqu'à 22h30, soit la fin de leur DVD du film Iron Man. Ils avaient tiré à pile ou face pour le film. Après quoi, Astrid était rentrée chez elle et Novak avait continué à squatter la console jusqu'à ce que l'alarme retentisse, que ce que son père rentre pour l'engueuler, à cette heure, il aurait dû être en pyjama et au fond de son lit. Et les "mais j'ai quinze ans ET DEMI!" ne comptaient pas. Il était couché et endormi lorsque sa mère était rentrée. Et elle l'avait réveillée à 7h du matin pour lui dire d'aller à l'école.

- Hein quoi, mais t'as raté un épisode, c'est férié à cause du bal aujourd'hui!

Et l'insolence, chez les Nastrovitch, c'était pas tellement toléré, réveil difficile ou non. Bref, un petit sermon sur la place de chacun dans la société et dans la famille et le respect dû aux ainés et tout ça et que l'école était obligatoire jusqu'à 16 ans et qu'on en causerait en décembre, concernant sa décision de trouver un job plutôt que de continuer à apprendre des trucs inutiles.

Bref, Novak fit exprès de trainer dans les escaliers et les couloirs pour arriver après 8h, un peu en retard. Son père prof était parti plus tôt pour ouvrir les locaux et accueillir les élèves, comme tous les membres du personnel du ministère de l'éducation du complexe. C'était déjà ça. La honte de devoir se faire trainer jusqu'ici par son pater' le prof de littérature. Non merci!
Il arriva vers l'entrée et s'approcha d'Emakko et de sa meilleure amie. Juste à temps pour entendre la fille de Dakota décréter que c'étaient tous des menteurs. Gaffeur comme il l'était, il ne put s'empêcher de demander:

- Qui sont des menteurs?

En toute innocence, bien sûr. Bon, il était curieux, tout de même. Après tout, il y avait eu une alarme et personne n'en parlait, ce matin! Genre au niveau 1, il ne s'était rien passé! Genre sa mère n'était pas rentrée à pas d'heure! D'ailleurs, même elle n'en parlait pas. Elle avait juste dit que c'était une fausse alerte. Comme tout allait bien ce matin, c'était bien la preuve que rien de grave ne s'était passé.
Les adultes avaient tant de bons arguments... tous du même acabit. A croire que "parce que" était un argument qui se suffisait à lui-même.
Mouais.

Il sourit quand même aux deux filles. Comme Novak avait du retard - c'était presque une profession de foi chez lui - Emakko était presque au même niveau scolaire que lui. Ils avaient parfois quelques cours en commun, quand ils mélangeaient les forts de certaines classes inférieures avec les faibles des classes supérieures, parce qu'il n'y avait pas trente-six prof de bio ou d'histoire. Puis ils espéraient que ça encourage les trainards... peine perdue, vous pensez. Enfin, en ce qui concerne Novak. Il était toujours incapable de résoudre une bête équation du type ax+b=0.

Il s'appuya sur le mur à côté des filles sans même se demander si elles voulaient lui parler.

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Emakko Higgins

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MessageSujet: Re: [S] 1.06 [26/6] Le jour d'après le soir de la veille (libre)   Ven 20 Juil - 1:39

Bon gré mal gré, Emakko supportait donc stoïquement la situation… Soit, les adultes mentaient en osant dire que rien ne s’était passé la veille au soir pendant le bal, mais que pouvait-elle y faire de toute façon ? Même si elle le criait sur tous les toits, ou plutôt dans tous les haut-parleurs du complexe, elle serait immédiatement stoppé dans son action et en plus, on s’arrangerait sûrement pour la faire passer pour une menteuse ou, dans le meilleur des cas, un petit plaisantin… Laissant sa meilleure amie dans sa béate ignorance cultivée par le culte du mensonge et de la dissimulation forgé par les adultes dirigeant le complexe, la pré adolescente s’abandonna alors à une bien silencieuse contemplation du vide.

Elle se demandait comment les choses avaient fini après son renvoi du niveau un… Est-ce que les gardes, après avoir failli la tuer, elle, avaient abattu sans vergogne les inconnus qui étaient en train d’essayer d’ouvrir l’une des portes du complexe ? Mais peut-être, que ces derniers avaient réussi… Cette fugace pensée fit délicieusement rêver Emakko l’espace d’un instant, avant qu’elle ne revienne à la triste réalité : Bien sur que non. Si cela avait été le cas, le niveau un aurait certainement été condamné mais elle avait vu des gens s’y rendre afin d’y travailler en venant à l’école… Donc, non, ils avaient malheureusement échoué. De plus et en y réfléchissant un peu, elle doutait que la vie du complexe eu repris son cours normal comme si de rien n’était, si l’une des portes avait été ouverte sur l’extérieur… La question restait donc la suivante : les gardes avaient-ils abattu tous les gens présent au niveau un, hier soir ?

Emakko trouvait cela, ainsi que le fait que on faisait croire aux gens que rien ne s’était passé, assez inquiétant. Cela voulait donc dire que les gardes pouvaient abattre n’importe qui, sans que personne ne puisse être au courant… Hier c’était des gens qui voulaient ouvrir une des portes du complexe, mais demain ? Ils tueraient des gens qui ne sont pas d’accord avec eux ou bien encore avec les dirigeants du complexe ? Et elle.. ? Est-ce que elle aussi, ils allaient la tuer pour éviter qu’elle ne raconte à tous le monde ce à quoi elle avait assisté ? Une fois de plus, la débordante imagination de la fillette s’était élancé au grand galop vers les plaines fertiles de la paranoïa insécuritaire, tandis qu’elle sentit un frisson glacial lui parcourir l’échine. Mais rapidement elle se raisonna… Dakota ne les laisserait pas faire, elle le savait. Elle la défendrait bec et ongles, contre quiconque voudrait lui faire du mal. Sa mère était très forte et très courageuse, la meilleure garde de tous le complexe, c’était certain.

Après ces quelques secondes de pérégrinations intérieures qui lui avait pourtant sembler durer une éternité, Emakko fut tiré de ses importantes réflexion par la voix de Novak qui l’interrogea négligemment sur la nature des menteurs dont elle avait précédemment parler à sa meilleure amie.

‘’Salut Novak, ça va ?’’

L’interrogea-t-elle alors en retours, tout autant par politesse que par habitude. Emakko aimait bien Novak, en dépit du fait qu’il était beaucoup plus vieux qu’elle… Trois ans tout de même, ce n’était pas rien… Presque un adulte en fait, même si ce dernier n’en laissait généralement rien paraître tant sa désinvolture était grande. Mais il était sympathique, toujours l’air de ne s’inquiéter de rien, pas même de l’école. En revanche, elle ne l’enviait pas. Sa mère, la chef des gardes était effrayante, il suffisait de la voir porter son regard glacial sur vous pour vous en convaincre… Alors l’imaginer en mère de famille… Brrr… L’horreur totale, à coup sur. Comme si cela ne suffisait pas, le père de Novak était l’un de leurs professeurs… Il n’avait vraiment pas de chance le pauvre. Emakko, elle, n’avait que Dakota et elle trouvait cela bien suffisant, sans le moindre doute. En réponse au jeune adolescent, la fillette lui rendit son sourire en même temps que sa meilleure amie qui le trouvait ‘’ouah, trop cool mignon à croquer !’’ en luio disant :

‘’Les adultes du complexes, ce sont tous des menteurs… Surtout les gardes et en plus ce sont des malades, ils n’hésitent pas à tirer sur les enfants, tu te rends compte ? D’ailleurs, à ce propos… Ta mère n’a rien dit à propos de ce qu’il s’est passé hier soir ?’’

L’interrogea-t-elle alors en retour, de manière plus ou moins négligée, sachant que cette dernière était bien entendu au courant de toute la situation, mais sans pour autant en dire plus à l’adolescent afin de ne pas trahir la demande de silence demandé par Dakota. Puis, la fillette jeta un regard en direction de la pendule accrochée au murs qui lui faisait face et un profond soupir fusa bruyamment de ses lèvres fines avant qu’elle ne s’exclame de façon quelque peu exaspérée :

‘’Est-ce que l’un d’entres vous peut me dire pourquoi on a cours aujourd’hui, alors que normalement on aurait pas du avoir école ? Ils font vraiment ce qu’ils veulent, moi je trouve que on devrait avoir notre mot à dire dans l’organisation du complexe en ce qui nous concerne, non ?’’

Finit-elle par interroger du regard, sa meilleure amie et Novak… Vox populis, comme disait elle ne savait plus trop qui… Le pouvoir au peuple, tout ça… La démocratie quoi, la démocratie…
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Novak Dušanović

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MessageSujet: Re: [S] 1.06 [26/6] Le jour d'après le soir de la veille (libre)   Ven 20 Juil - 3:12

Les formules de politesse... ce n'était pas par manque de civilité que Novak les oubliait. Il était seulement tellement dans ses pensées ou alors intrigué par une phrase ou un événement soudain, qu'il s'y intéressait subitement, sans penser à dire bonjour d'abord. De temps en temps, Novak, c'était "ma capacité de concentration est tellement grande que.... oh, tiens, un papillon!!!" Le sourire les deux amies et le bonjour d'Emakko lui rappelèrent qu'il s'était incrusté dans le débat sans crier gare, comme ça... au fond, comme il savait si bien le faire! A force, les gens ne s'en étonnaient plus. C'était Novak. Autant on savait qu'un tel pouvait être discret et sérieux, autant on savait que Novak, c'était une catastrophe ambulante, sympathique mais impulsif.

- Ha heu oui ça va enfin, dans la mesure où se faire tirer du lit par sa mater un jour qui aurait dû être férié nous rende de bonne humeur... 'fin bref, quoi. Et toi?

Mouais, enfin, ça devait être un peu pareil... y'avait pas un gosse ici pour dire youpie on a école aujourd'hui alors que c'était pas prévu, c'est vraiment la classe, ça roxx, quoi!
Emakko en revint vite à la question qu'il avait posée, façon pas du tout subtile d'intégrer une conversation au lieu d'aller à l'école. Mais somme toute, Novak et la subtilité, c'était comme un éléphant et la porcelaine...
Et Emakko entra dans le vif du sujet, aussi franche qu'elle savait l'être. Il l'aimait bien, mais là, elle était un peu flippante. Tout le monde mentait? Surtout les gardes? Cela revenait à accuser leurs mères adoptives, quoi! Il savait bien qu'à partir d'un moment, les gosses se rebellaient face à l'autorité parentale, mais là, c'était pousser le bouchon un peu loin.
Puis... tirer sur des gosses?

- Wowowo... attends, tu veux dire qu'il y a eu des coups de feu?

Subitement, il se dit que l'alerte au niveau avait bien apporté quelque chose... et puis... et puis qu'est-ce qu'Emakko pouvait en savoir? Elle était certainement chez elle, soit en train de pioncer, soit en train de lire... enfin, bref, elle n'était certainement pas dehors! A moins qu'elle n'ait entendu des rumeurs? A moins qu'elle ne raconte que des cracks parce que... parce que... hé bien... PARCE QUE, quoi! N'empêche, sa mère était revenue vachement tard, il était déjà endormi, et quand elle l'avait réveillé pour lui dire d'aller en cours, elle n'avait rien dit sur la veille à part "fausse alerte, t'en fais pas mon chou". Enfin, pas dit comme ça. Vous imaginez Mlada dire "mon chou"? Nan? Ben vous avez raison. Elle n'en était pas moins maternelle à sa manière et protectrice.

- Elle raconte que dalle. Elle m'a juste dit que c'était une fausse alerte et tu vois le topo. Enfin, vu que nous sommes tous intacts ce matin, je suppose que c'est vrai... Ils tirent vraiment sur des gosses?

Un brin d'inquiétude quand même... Emakko était tellement à fond dans ce qu'elle disait, certaine, elle paraissait si sincère qu'il ne l'imaginait pas raconter des choses aussi affreuses rien que pour rigoler ou faire son intéressante. Ce qui l'amenait à des pensées contradictoires. Il ne savait plus quoi répondre, ni quoi penser. Et imaginer sa mère tirer comme ça sur des gosses, c'était hors de question. Certes, ils ne s'entendaient pas toujours à merveille, certes, ils avaient une vision différente de la vie ici, mais elle avait confiance en lui - sauf en ce qui concernait le travail scolaire, allez savoir pourquoi - et il avait confiance en elle. Tout comme il avait confiance en son père. Il ne pouvait donc pas s'expliquer les paroles de son amie.

Emakko changea un poil de sujet, mais au fond, c'était bien le même: la conspiration des adultes. C'est vrai ça, pourquoi, finalement, ils avaient cours aujourd'hui alors qu'il avait été prévu que ce serait chômé? Sur le moment, Novak s'était plus plaint d'être réveillé pour aller en cours... il ne s'était pas interrogé sur le motif de ce changement de directives... Il fronça les sourcils après avoir haussé les épaules.

- J'en sais rien, mais c'est vrai que c'est chelou... c'est vrai quoi, ils pourraient savoir ce qu'ils veulent. Peut-être qu'ils veulent nous dire que c'est un jour normal. Métro-boulot-dodo, comme on disait avant. Enfin bref, quoi.

Cela dit, il était totalement d'accord avec elle. Ils pourraient les consulter avant de prendre des décisions à l'emporte-pièce!

- Ha ben c'est ce que je dis à mon père, mais il me dit que l'éducation c'est important et que dehors c'était obligatoire jusqu'à tel âge et tout. Franchement, ça changerait quoi à leur train-train si on pouvait rester chez nous au lieu d'être ici?

Ouais, la démocratie et le vox populi, ça passait quand même un peu au-dessus de sa tête. Novak aimait bien les gens et préférait les voir heureux que malheureux, mais les grandes notions de société comme ça... il n'en n'était pas encore là, d'autant plus qu'il était, sous son masque de joyeux luron, un pessimiste désabusé qui pensait qu'ils allaient tous crever ici, peu importe le temps que ça prendrait et que l'humanité touchait presque à sa fin, ce pourquoi il pensait que l'école et tout ça, c'était des conneries inutiles. Quitte à crever, autant profiter du temps qu'il restait... Il n'avait ni le caractère ni la maturité d'Emakko. Puis, c'était un mec. Tout le monde sait que les mecs sont moins matures que les filles!

- Ouais, donc... et si on séchait, histoire de leur montrer notre désapprobation?

Novak et ses grandes idées...
Il regarda les deux filles, pensant qu'elles seraient partante pour aller squatter un banc ou la cafète du collège plutôt que les chaises des salles de classe...

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Emakko Higgins

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MessageSujet: Re: [S] 1.06 [26/6] Le jour d'après le soir de la veille (libre)   Sam 21 Juil - 1:47

‘’Ça va moi, mais je suis un peu contrariée par…’’

Emakko jeta un regard en direction de sa meilleure amie en train de fouiller dans ses affaires de cours tout en les écoutant d’une oreille distraite, s’arrêtant quelques secondes avant de finalement ajouter :

‘’Quelque chose de vraiment pas cool…’’

A la suite de quoi, elle s’imagina, tout aussi distraitement, Novak réveillé par sa mère la terrifiante créature au regard revolver Dans son esprit débordant d’une imagination aux limites difficilement définissable, cela ressemblait un peu à l’armée : ouverture de la porte sans la moindre douceur, activation de l’éclairage de façon brusque et sans le moindre avertissement, voix forte et tonitruante l’incitant, ou plutôt, lui ordonnant de se lever immédiatement et sans le moindre ménagement, sous peine de se voir tirer du lit manu militari par la peau du coup… Un véritable cauchemar en fait… Quelque part, Emakko pensait qu’elle avait eu de la chance de ne pas avoir été adoptée par Mlada la terrifiante. La fillette avait une fâcheuse tendance à avoir une image légèrement déformée de la réalité des choses qu’elle ne pouvait que supposer. Ses souvenirs de la vie quotidienne de l’ancien monde devenant de plus en plus flou dans son esprit encore bien jeune à l’époque, ses références en la matière étaient contenue dans les dvd des films, séries et autres documentaires mis à la disposition des habitants du complexe. Autant dire que ce n’était pas là des références absolues, mais à défaut de mieux… Pour elle, Novak n’était pas vraiment heureux… Il n’était pas malheureux non plus, mais entre une mère-tyran et un père professeur, elle pensait que sa vie devait être très difficile.

Après que la fillette lui ai répondu à propos de l’identité des menteurs et que celui-ci se soit subitement exprimé (réveillé ?) sur la possibilité d’éventuels coups de feu la veille au soir, celle-ci lui confirma la véracité de la chose en un simple mais efficace hochement de tête significatif. Pour sur que cela avait tiré hier soir au niveau un et sans doute dans tous les sens même si elle n’avait pas eu l’occasion d’y assister personnellement. Mais elle avait failli, à un doigt… Celui déposé sur la cachette de l’arme à feu, dont le canon avait cruellement pointé sur sa tête. Ce bref et très déplaisant souvenir du contact froid et dur de l’arme fit légèrement frissonner Emakko, qui fini par répondre à Novak qui venait de lui dire que sa mère prétendait que rien ne s’était passé la veille :

‘Une fausse alarme ? c’est ça, mon œil… C’est bien ce que je disais, tous des menteurs…’’

Lâcha-t-elle finalement, avec un profond sentiment d’amertume dans la voix propre à ceux qui savait… Enfin, tous des menteurs… Excepté Dakota bien entendu… Mais en même temps, il lui était difficile de mentir alors que sa propre fille avait été personnellement impliqué dans les évènements que tous les adultes niaient farouchement… Et accessoirement, qu’elle s’était fait prendre la main dans le sac en train de désobéir. Mais ce genre de détail n’intéressait personne, alors autant ne pas en faire part à tous le monde, n’est-ce pas ? Seule les grandes lignes importaient, pas les menus détails sans la moindre importance. Lorsque Novak réitéra son interrogation rempli de surprise incrédule concernant les enfants qui se faisaient tirer dessus par les gardes, la fillette hocha une nouvelle fois la tête en silence afin de confirmer sa première réponse. Emakko était tenté de tout dire à Novak car elle savait que la profonde curiosité de l’adolescent le pousserait à chercher à en savoir plus sur le sujet et à deux, ce serait sans le moindre doute plus facile que toute seule. Mais elle avait promis à sa mère… De très mauvaise grâce, mais elle avait tout de même promis de n’en parler à personne sans la moindre exception.

Plus précisément, Emakko avait promis à Dakota de ne pas parler de ce qu’elle avait vu la veille au soir au niveau un… La fillette n’avait, en aucune manière, une once de sournoiserie en elle, mais comme tous les enfants elle possédait une désarmante faculté à se montrer étonnement opportuniste : le moindre oubli, la moindre faille dans un ordre, dans une punition… aveuglé par leur amour pour leur progéniture les parents ne s’en rendaient pas compte, mais les enfants étaient de véritables prédateurs sans scrupule que leur logique désarmante innocentait à chaque fois. Alors, elle se pencha en direction de Novak et lui murmura tout bas au creux de l’oreille :

‘’Tu peux me croire sur parole, c’est une amie qui était au niveau un qui m’a tout raconté ce matin Elle a même été menacé par l’autre folle, Esther je ne sais plus trop quoi… Tu sais, l’hystérique qui a toujours envie de taper sur tous le monde…’’

Emakko se redressa et ajouta sur un ton redevenu normal :

‘’Il faut vraiment pas être net pour faire ça, non ? Ce n’est pas Dakota qui se conduirai de cette manière, c’est sur…’’

La fillette avait failli ajouter ‘’et ta mère’’ après Dakota, mais dans le doute elle avait préféré s’abstenir. Elle ne savait pas si Mlada menacerait aussi ouvertement des enfants que Esther l’avait fait avec Emakko, mais elle en avait tout au moins la tête de l’emploi selon elle, ceci était un fait certain. Quoi qu’il en soit, Emakko était assez contente de sa petite astuce : puisque ce n’était pas elle mais ‘’une amie’’, elle ne trahissait donc pas la promesse de silence gardé faite à sa mère. Futée la petite Higgins et fière de l’être en plus, elle ne s’en cachait pas le moins du monde. Elle avait ensuite enchaîné avec leur présence à l’école en ce jour précédemment déclaré sans cours, encore une belle preuve du mensonge des adultes soit dit en passant, un propos avec lequel Novak se montra visiblement d’accord au vu de sa réponse. Mais celui-ci alla plus loin encore, se risquant sur le délicat et épineux sujet de l’utilité de l’école… Au sein même du territoire ennemi, il fallait oser… Novak avait vraiment du courage… Ou était-ce de l’inconscience ? difficile à dire en vérité. Quoi qu’il en soit, Emakko approuva vigoureusement ses paroles en lui rétorquant :

‘’C’est exactement ce que je dis à Dakota, à quoi ça sert de venir apprendre des choses qui ne nous servirons plus jamais, alors qu’il suffit simplement de savoir lire, écrire et compter… De toute façon, on nous fera faire un travail utile au complexe, et ils ne sont pas très nombreux. Dakota veut que je fasse des études, mais pourquoi faire… On ne peux plus être architecte, archéologue, avocat… Bref, on nous imposera un métier de toute façon, c’est sur… Même si on n’aime pas. Tous le monde doit être utile à la communauté à ce qu’il paraît, alors dans ce cas vivement que l’on puisse sortir d’ici parce que moi je n’ai pas envie de finir avec un métier ennuyeux que je déteste.’’

Acheva avec une forte conviction dans la voix la fillette qui, visiblement, ne doutait de rien, pas même de la dure et implacable réalité de la vie dans le complexe. Est-ce qu’il y avait des gens qui ne travaillaient pas ? a vrai dire elle ne s’était encore jamais véritablement posé la question. Sans doute pas, on leur sermonnait bien souvent le fait qu’il fallait être utile à la communauté, pour que Emakko comprenne bien que les parasites n’avaient pas leur place au sein du complexe. L’avis de sa meilleure amie était tout autre en revanche. Pour elle, l’école était importante, c’était en apprenant de quoi avoir un métier utile au complexe, que celui-ci continuerait de fonctionner de la meilleure manière qui soit. Son point de vue se défendait, il était vrai. Mais ses parents étant des fonctionnaires, autant dire que sa place future à elle, était déjà prévu d’avance : elle serait bureaucrate. Si on s’en tenait aux métiers des parents, Emakko disait non tout de suite : hors de question pour elle, de devenir une garde qui surveille et terrorise tous le monde. Novak, dans son malheur, avait au moins le choix entre devenir une brute armé ou un professeur… Même si Emakko voyait difficilement ce dernier dans l’un ou l’autre de ces rôles. Sans trop pouvoir se l’expliquer, sans doute à cause de son côté nonchalant, elle le voyait plutôt artiste. Mais un artiste ne servait à rien dans le complexe, malheureusement pour lui.

Lorsque Novak fini par leur proposer de ne finalement pas aller en cours, une idée soudaine que Emakko le soupçonna tout de même d’avoir longuement mûri depuis son réveil de ce matin, sa meilleure amie refusa immédiatement en disant que, de toute façon, il était déjà tard et qu’elle préférait aller en classe. Elle les assura cependant de son silence, si eux-même n’y allait pas. Emakko resta légèrement hésitante en la regardant s’éloigner, car Dakota lui avait aussi fait promettre de rester à l’école… Pourquoi diable, elle ne pouvait se résoudre à désobéir à sa mère… Heureusement, l’option ‘’opportunisme’’ de la fillette n’était jamais totalement en sommeil et elle se dit que, finalement, aller à la cafétéria du bâtiment, c’était aussi obéir et rester à l’école… Quelque part… Dans un certain sens… Quoi qu’il en soit, Emakko se convainquait aisément qu’elle ne désobéissait pas et elle répondit finalement à Novak :

‘’Je viens avec toi, mais on reste à l’école… Si ma mère me voit dehors aujourd’hui, elle va me tuer… Si tu veux, je pourrais te raconter ce que m’a dit mon amie à propos de ce qu’il s’est passé hier soir.’’

Et hop !

Emakko Higgins, ou l’art et la manière de respecter sa promesse tout en se défaussant sur autrui… C’était tout un art à ce qu’il paraissait…
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Novak Dušanović

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MessageSujet: Re: [S] 1.06 [26/6] Le jour d'après le soir de la veille (libre)   Ven 10 Aoû - 0:26

Novak était un adolescent bourré de contradictions, comme beaucoup de jeunes de son âge. Comme dans la chanson des Beatles, Goodbye Hello. Mais jusqu'à ce matin, il n'avait eu aucune raison de douter des adultes - en dehors de leur fâcheuse manie d'envoyer les gosses à l'école - et ce que lui disait Emakko avec toute la sincérité du monde (est-ce que l'apparence reflétait l'intérieur?) que des gardes tiraient sur des gosses et tout le tremblement, ce n'était pas pour lui faire plaisir. Il voulait croire qu'Emakko exagérait et qu'un garde savait faire la différence entre un gosse et un adulte armé. A moins que les rebelles fauteurs de trouble aient des ados dans leurs rangs.

Il imagina alors une armée d'adolescents avec des Ak-47 dans les mains, courir dans les couloirs du niveau 1 pour essayer d'ouvrir les portes. Non, ça ne faisait aucun sens... les adultes s'étaient peut-être résignés à vivre ici, mais les enfants étaient encore jeunes et plein d'avenirs...
En somme, il se faisait un film monstrueux où les enfants étaient littéralement en guerre contre les adultes. Le gang des paranos n'était d'un clan de mineurs, tout ça.
Il fallait revenir sur terre!

Mais Emakko confirma, précisant qu'une de ses amies s'était retrouvée en compagnie de Derhamer. Novak ne pu s'empêcher de faire une grimace. Tout le monde connaissait Derhamer, dès qu'on l'approchait, elle s'agaçait et devenait menaçante.

- Oh putain...

C'est pas Dakota qui ferait, ni Mlada.

- Ma mère non plus. Je sais bien qu'elle semble un peu... heu... comment dire... distante, voilà... mais elle ferait pas de mal à un gosse. Elle est la première à me demander si je vais bien.

Il savait que sa mère adoptive l'adorait et il ne pouvait pas s'imaginer Mlada terroriser un gamin. Un adulte, peut-être bien, mais pas un gosse. Malgré les apparences, elle pouvait se montrer très douce. Et quand il voyait ses parents ensemble, il voyait bien la tendresse qu'il y avait entre eux. Elle n'était pas sans cœur.

Après ce passage sur les gardes, le conversation se poursuit sur la conspiration des adultes, de l'école et de la démocratie bafouée. Emakko et Novak semblait être d'accord sur ce point. Et en effet, plus tard, ils aurait un boulot utile à la communauté. Eternalis ne pouvait gérer un millier d'habitants inutiles. Il acquiesça doucement, songeant encore aux gardes qui tirent sur des mômes, ça lui faisait froid dans le dos, il n'avait jamais pensé être aussi impressionnable...
Emakko ne voulait d'un métier qu'elle détesterait et c'était tout à fait compréhensible.

- Bah moi je prendrais n'importe quel boulot plutôt que d'aller à l'école.

Mais cela venait aussi du fait qu'il était dyslexique et avait un gros problème en mathématique, le tout l'empêchant de piger les choses de bases. Il accumulait les lacunes, se décourageait et culpabilisait d'être aussi débile alors que ses parents avaient été professeurs avant de crever en crachant du sang. Puis en venant ici, il y avait eu la barrière de la langue, et il avait encore accumulé du retard. S'il parlait parfaitement anglais, serbe et russe aujourd'hui, c'était bien le seul truc qu'il savait faire sans se sentir vraiment idiot.

- Je serais bien serveur au club, par exemple.

Il s'imaginait que c'était cool, de servir des cocktails en regardant des jolies filles danser. Somme toute, il n'avait pas totalement tort, présenté comme ça! Mais il oubliait un truc. Il était assez maladroit, et un verre sur deux risquait de se retrouver au sol avant d'avoir atteint le client.
C'était décourageant.
Et pour se rebeller, à leur échelle, restait la sèche, qu'il aurait aimé collective, mais à trois.... enfin à deux - vu que l'amie d'Emakko préférait aller en cours - c'était déjà un bon début. Emakko proposa d'aller à la cafète du collège... et de lui raconter ce qu'elle savait. Curieux comme il était, il n'allait pas rater l'occasion de découvrir l'envers du décor! Il avait parfois côtoyé Jake McFoy, qui écrivait tout un tas de trucs et avait parfois dit des choses bizarres dans ses écrits, et là, il se demanda si Jake n'avait pas vu quelque chose d'étrange, en fait. Il commençait à assembler des morceaux de puzzle.

Bah, il a sans doute croisé des paranos.

- Ok, puis comme ça, on pourra prendre un truc...

Il prendrait bien un chocolat chaud, par exemple. Les deux adolescents se dirigèrent donc vers la cafète, qui avait le bonheur de ne pas se trouver loin de l'entrée de l'école. Il suffisait de passer dans le couloir de droite.
A peine entré dans la cafète, il revint à la conversation.

- Ton amie était au bal?

Pour qu'elle ait été menacée, peut-être qu'elle s'y était rendue et que lors de l'alarme, on l'avait engueulé sévère et c'était tout. Content d'avoir trouvé une explication raisonnable, il se dit que l'amie en question avait peut-être exagéré l'intervention des gardes lors de l'évacuation... Il préféra naïvement se raccrocher à ça. Mais la réponse d'Emakko risquait fortement d'ébranler cette naïveté...

Il se dirigea vers le distributeur à boisson, et appuya sur chocolat chaud. Il se demanda combien de personnes travaillaient au recyclage des gobelets en plastique... et au bout de combien de temps on viendrait au bout du stock de chocolat...
Il se retourna vers Emakko.

- Tu prends quelque chose?

Après quoi, ils s'installèrent à une table, près de la fenêtre qui donnait sur la cour de récréation, cour qui séparait l'entrée du reste du "bâtiment". Il y avait deux paniers de basket, et Novak avait souvent squatté un panier au lieu d'aller en biologie...

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MessageSujet: Re: [S] 1.06 [26/6] Le jour d'après le soir de la veille (libre)   Sam 3 Nov - 0:35

8h30


Les gens vont et viennent, comme chaque matin. Ils discutent, bien entendu. Ils ont entendu quelques rumeurs sur les événements de la veille. Certains préfèrent ne plus y penser, d'autres sont suspicieux ou inquiets.
En fait, ce jour ressemble presque à n'importe quel autre jour. Les écoliers consciencieux sont en classe. Chacun fait ce qu'il fait d'habitude.
Ou presque.

Juste devant l'école, la bombe insoupçonnée explose. Une forte détonation se fait entendre. Déflagration. Les murs et le sol tremblent. Le couloir et l'entrée de l'école sont vite envahis d'une épaisse fumée et les gravas volent tout autour.
Ceux qui passaient à proximité sont les premiers touchés, certains n'auront pas la chance d'y survivre. La puissance de l'explosion a soufflé tout le couloir, jusqu'à faire trembler presque tout le niveau. Les élèves, normalement, sont bien à l'abri dans leurs salles de cours. Mais la déflagration interrompt toute activité scolaire et la panique commence à monter.

Dans la cour et la cafète, où se trouvent Novak et Emakko, l'air devient vite irrespirable. Les fenêtres de la cafète ont explosé sous le souffle, faisant trébucher les deux adolescents qui se retrouvent isolés.

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MessageSujet: Re: [S] 1.06 [26/6] Le jour d'après le soir de la veille (libre)   Mer 7 Nov - 5:52

(Pardon pour le –long- retard) ^^’’

Novak inclut sa mère dans la distinction que venait de faire Emakko, entre Dakota et les autres gardes. En soi cela n’étonna pas vraiment la fillette, puisque Mlada était sa mère. Mais elle se disait que si son ami disait que sa mère était gentille en dépit des apparences, alors peut-être disait-il vrai finalement. Après tout, Emakko ne connaissait pas Mlada au-delà de la simple rencontre entre une civile et une capitaine des gardes qui était, de surcroît, la supérieure hiérarchique de sa propre mère… Ce genre de personne avait toujours un côté assez effrayant pour les enfants des dit subalternes, sans doute était-ce là la notion de pouvoir qui produisait cet effet. Mlada, c’était un peu comme un proviseur en fin de compte, la représentation de l’ordre que l’on prenait presque instinctivement en grippe ou d’on on se méfiait toujours en l’absence de connaissances plus développées en la matière. Ceci dit, imaginer la mère de Novak douce et attentionnée relevait légèrement de l’exploit pour la fillette qui se demanda alors si elle ne devrait pas aller un jour chez son ami, afin de constater de visu les propos de Novak dans un cadre un peu plus convivial que celui du corps de garde du complexe. En plus ils vivaient au même niveau, ce qui faciliterait plutôt la chose.

Quand suite à ses propos concernant les futurs métiers des enfants présent dans le complexe Novak laissa entendre qu’il ferait plus ou moins n’importe lequel afin d’échapper à l’école, tout en la précédent en direction de la cafétéria, Emakko eu un sourire un peu triste. En effet, cela était bien triste selon elle… Novak n’avait visiblement pas de rêve pour l’avenir, aucun espoir digne de ce nom de quitter un jour Eternalis… C’était affreux, elle avait l’impression d’entendre parler un adulte résigné à passer le restant de sa vie enterré dans les profondeurs du complexe. Laissant ses épaules se soulever lascivement dans un soupir étouffé, Emakko lui répondit alors :

‘’Moi, j’ai déjà une idée de ce que je pourrais faire si jamais on est encore enfermé dans Eternalis d’ici à ce qu’on deviennent adulte…’’

Le propos avait été aussi abscons dans l’évocation, que léger dans le ton employé. Ce n’était pas vraiment une affirmation, mais plutôt une sorte d’éclaircissement sur le sujet : elle, n’accepterait pas de faire n’importe quel métier juste pour être utile à l’ensemble de la population, elle avait un tout petit peu plus d’ambition que cela ma foi… Même si, sans doute, Dakota aimerait qu’elle suive ses pas en devenant une garde à son tour… Haaa… Quelle chose bien étrange, que la fierté maternelle…

Après avoir finalement pénétrer dans la salle de la cafétéria à proprement parler, Novak interrogea à nouveau Emakko à propos de son ‘’amie’’ et de son emploi du temps de la veille, ce qui fit naître des grands yeux sur le visage de la fillette. Aller au bal.. ? Non mais il était sérieux, vraiment ? Secouant la tête de gauche à droite et de droite à gauche, Emakko se dit alors qu’il avait du dire ça sans vraiment réfléchir… Novak était un peu comme ça après tout, toujours à dire ce qui lui venait à l’esprit, sans vraiment prendre le temps de se demander si cela avait un réel sens. Mais quelque part, c’était un peu cela qui le rendait sympathique en fin de compte. Ne lui tenant nullement rigueur de la chose, la fillette lui répondit alors nonchalamment :

‘’Bien sur que non voyons, tu sais bien que on avait pas le droit d’aller au bal, c’était réservé aux adultes.’’

C’était là, encore une preuve flagrante de l’égoïsme des dits adultes. Ils organisaient une soirée, mais pas question de laisser les enfants y participer, ha ça non… Vraiment trop injuste… Avec un tel comportement, il ne fallait pas qu’ils s’étonnent que les jeunes veuillent, eux aussi, avoir leurs petits secrets au sein du complexe. Lorsque Novak lui demanda ce qu’elle désirait boire, Emakko lui demanda un chocolat chaud en ponctuant sa réponse d’un merci poli. Contestataire et fière de l’être, mais cela ne l’empêchait pas d’avoir été bien élevée par Dakota tout de même, sa politesse étant, bien entendu, fonction de la personne qui lui faisait face… Par exemple, la sorcière Derhamer pouvait toujours s’accrocher pour que Emakko fasse preuve d’une quelconque politesse à son égard, ça c’est sur… A moins qu’elle ne lui fasse, bien entendu, ses plus plates excuses en bonne et due forme.

Après s’être servi deux gobelets en plastiques d’un liquide bien chaud, les adolescents sécheur de cours s’installèrent à un table situé devant une des fenêtres donnant sur la cour intérieure de l’école. Jetant un bref regard sur l’espace récréatif désert, Emakko souffla doucement sur la surface de son chocolat chaud afin de le tiédeur légèrement. Puis, elle posa son regard sur Novak et commença à lui dire :

‘’En fait, mon amie à l’habitude d’aller au niveau un, le soir, histoire de penser un peu à autre chose, tu vois ce que je veux dire… Elle ne fait rien de mal après tout, puisque, jusqu’à preuve du contraire, l’accès à ce niveau est libre. Elle était donc là-bas hier soir, quand soudain elle a entendu du bruit près des portes du complexe. Curieuse comme elle est, elle a donc jeté un coup d’œil dans cette direction et c’est là qu’elle les a vu de ses propre yeux : Il y avait un groupe d’homme habillés tout en noir, en train d’essayer d’ouvrir une des portes du complexe menant à l’extérieur… Je te jure que c’est vrai, ru peux me croire. C’est ensuite, que les gardes sont arrivés et que l’un d’entres eux à mis son arme sur l’arrière de la tête de mon amie sans même prendre le temps de lui demander qui elle était, tu imagines ? Il a pointé son arme sur sa tête en appuyant comme une brute et il lui aurait sans doute tiré dans la tête sans la moindre hésitation, si elle n’avait pas eu la présence d’esprit de dire qu’elle était une enfant. Non mais tu te rends compte, si elle n’avait pas réagit aussi vite.. ? Il l’aurait tué, comme ça, sans la moindre explication… Je te le dis Novak, ça fait peur de penser que un garde peut te tuer, simplement parce qu’il en a envie.’’

Emakko avala ensuite une gorgée de son chocolat chaud tout en reprenant son souffle, puis elle ajouta :

‘’Mais ça, bien entendu, ils n’en on pas parlé, tu penses… Cela ferait tâche auprès des gens… Tout comme ils n’ont pas parlé du fait qu’ils ont préféré tirer d’abord sur le groupe d’hommes, au lieu de commencer par les interpeller de vive voix. Mon amie n’a pas pu m’en dire plus, parce qu’ils l’ont obligé à quitter le niveau… Pour sa sécurité qu’ils lui on dit, tu parles… Moi je dis qu’elle risquait bien plus avec eux que avec le groupe d’inconnus auprès des portes, c’est sur. D’ailleurs, si cela se trouve ils n’avaient même pas d’armes les pauvres. En tous cas, ce sont bien les gardes qui ont tiré les premiers, sans la moindre sommation et ça c’est franchement moche…’’

Acheva la fillette, dans un souffle qui pouvait laissait sous-entendre qu’elle en pensait bien plus sur le sujet que ce qu’elle venait de dire. Laissant Novak digérer ses révélations à propos des évènements de la veille, Emakko porta à nouveau ses lèvres à son gobelet en plastique afin de déverser une nouvelle coulée du délicieux et suave liquide marron encore légèrement fumant, le long de sa gorge. Voilà, qu’il vienne maintenant lui dire en face qu’on pouvait faire une confiance aveugle dans les gardes… N’attendant pas vraiment de réponse de la part de l’adolescent qui devait certainement prendre les paroles de Mlada comme étant ceux de l’évangile étant donné ce qu’il pensait de sa capitaine de mère, Emakko décida de rebondir sur le sujet de leurs futures activités professionnelles. Libre à lui, de lui offrir une réponse au dérangeant sujet de la veille au soir, si jamais il désirait prendre un début de position.

‘’Tu sais…’’

Commença-t-elle à lui dire timidement.

‘’Moi je suis immunisée contre le virus, on me l’a dit lorsque je suis arrivée à Eternalis… Et toi ? ils t(ont dit que tu l’étais ou pas ? Parce que si tu l’étais, tu pourrais faire la même chose que moi plus tard… Je suis certaine qu’il y a des tas de trucs intéressant à récupérer dehors. Si la majorité des gens ne peuvent pas quitter le complexe pendant encore plusieurs années, on va finir par manquer d’un tas de choses, tu ne penses pas ? Alors on pourrais être des explorateurs du monde extérieur, qu’est-ce que tu en penses ? On pourrait même vivre dans le vrai monde, dans une vraie maison et avec le vrai ciel et juste amener régulièrement les choses utiles à la survie des gens dans Eternalis. Ce serait un peu comme être… Comment à dit la prof d’histoire déjà.. ? Un… Un comptoir.. ? Oui, c’est ça, un comptoir… On serait un peu comme une interface entre l’extérieur et le complexe. En plus ce n’est pas impossible : s’ils ont pu faire entrer des gens dans le complexe sans mettre les autres en danger, alors ils peuvent faire la même chose en sens inverse.’’

Se taisant afin de laisser Novak réfléchir à sa proposition, selon elle aussi alléchante que brillante, Emakko poussa un soupir las en rêvant à cet avenir entièrement à l’air libre.

‘’En tous cas, moi je trouve que c’est une excel…’’

Alors qu’elle allait terminer d’appuyer son idée de future carrière d’exploratrice urbaine afin de convaincre Novak d’une phrase aussi sincère que volontaire, une déflagration aussi soudaine que violente l’interrompit brusquement. Avant qu’elle ne puisse comprendre ce qui était en train de lui arriver, l’adolescente se sentit brièvement soulever comme un fétu de paille par un souffle d’une puissance considérable. Tel un pantin désarticulé, elle sentit alors son corps échapper à son contrôle tandis que le jour laissa abruptement place aux ténèbres les plus obscures. Puis, ce fut l’éveil… L’éveil des sens tout d’abord, qui lui fit rapidement prendre conscience de l’atmosphère étouffante qui s’était abattue sur la pièce et qui lui donnait la désagréable sensation de manquer d’air. Ce fut ensuite l’éveil de la douleur, qui fit douloureusement grimacer Emakko tandis que des bruits sourds lui martelaient sans cesse l’intérieur du crâne.

Toussant, l’adolescente réalisa alors qu’elle ne pouvait plus bouger. Plus précisément, elle ne pouvait plus bouger ses jambes qui, elle l’ignorait encore, étaient bloqué par un débris d’un poids certain qui se révélait être un pan du mur séparant la cafétéria de la cour intérieure. Portant sa main droite à sa tête afin d’essayer de tempérer le brouhaha perpétuel à l’intérieur de celle-ci qui troublait sa réflexion habituellement aisée, Emakko réalisa alors qu’un liquide poisseux et rougeâtre s’écoulait de sa tempe. Ce n’est qu’en frottant les trois premier doigts de sa main ensanglanté, porté à son regard trouble, qu’elle réalisa alors :

‘’Kof ! Kof ! Du sang.. ?’’

Se dit elle alors pour elle-même, avant de commencer à prendre conscience de son environnement dévasté. Des gerbes d’étincelles commencèrent à jaillir de divers endroits du plafond encore intacte, laissant apparaître des fils électriques aussi dénudés que mortellement dangereux pour les deux adolescents. Toussant encore et encore afin de pallier à une déficience d’air frais, Emakko se rappela soudain qu’elle n’était pas seule. Alors, dans une tentative aussi maladroite que difficile, elle se redressa tant bien que mal tout en essayant, sans résultat, de dégager ses jambes emprisonnés sous le poids du béton détruit. Le moindre geste lui était difficile, lui causant une profonde douleur aux côtes ainsi que à travers le bras gauche. Avec un goût amer de sang et de poussière dans la bouche, Emakko trouva cependant le courage d’appeler son ami entre deux quinte de toux causé par l’atmosphère vicié.

‘’Novak… Kof… Kof ! Kof ! Ou tu es ? Kof ! Kof…Réponds-moi…’’

La lumière du jour ne pénétrait plus dans la pièce, ne laissant plus, comme seule source chancelante de lumière, que les gerbes d’étincelles jaillissant des décombres par intermittence. Les secondes s’égrenèrent doucement, sans la moindre réponse de l’adolescent. Ce silence pesant inquiéta peu à peu la fillette qui, en dépit de sa douleur, de son trouble et de sa peur grandissante, continua d’appeler son ami avec l’espoir inavoué de ne pas être seule désormais.

Inconsciemment, une pensée aussi brève que apaisante trahit la maturité apparente de Emakko en cet instant de fragilité…

*Dakota…*
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Novak Dušanović

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MessageSujet: Re: [S] 1.06 [26/6] Le jour d'après le soir de la veille (libre)   Mar 13 Nov - 6:04

En plus d'être un adolescent impulsif, maladroit et pas très réfléchi, il était aussi très pessimiste et avait carrément lâché l'affaire. Il n'y avait plus aucun combat à mener selon lui. C'était mort, bien avant que les Nastrovitch ne lui apportent tout l'amour dont il pouvait avoir besoin. Il vivait encore, comme la plupart des gens ici, avec le traumatisme d'avoir vu ses parents mourir dans d'atroces circonstances. Il s'était retrouvé, seul, isolé, dans un pays dont il ne parlait pas la langue. Après ça, son manque d'intérêt déjà évident lors de sa petite enfance n'avait fait que s'accroitre. Il aimait ses parents adoptifs, ses amis, mais puisqu'ils allaient tous mourir - Eternalis n'étant qu'un sursis, il en était certain - autant s'éclater et profiter des derniers moments. Et l'école n'entrait pas dans sa conception du "fun avant la vraie fin".

Il était défaitiste, sans aucun doute. Déprimé quand il ne passait pas pour un clown. Il ne savait pas ce qu'Emakko pouvait bien penser de lui, après tout, elle était bonne élève et semblait beaucoup plus combative, tenace que lui. D'ailleurs, alors qu'ils se dirigeaient vers la cafétéria de l'école, elle lui dit qu'elle avait une idée de ce qu'ils pouvaient faire avant d'être adultes.
Dans son esprit, ça voulait dire "ouais, faire du skate, jouer à la PS3 et essayer de sortir avec une fille, histoire de connaître ça avant de crever."
Mais en fait, Emakko ne dit rien de plus, et une fois rentrée, comme il était curieux à propos de son amie qui s'était alpaguer, il demanda plus d'informations. Il savait qu'ils n'avaient pas eu le droit d'aller au bal, mais après tout, on pouvait désobéir de temps en temps, et si Novak n'avait pas passé la soirée avec la fille des O'Reilly, à jouer et à regarder la télé, il aurait sans doute fait une petite escapade au niveau 2, pour voir... Mais cela n'avait pas lieu d'être, c'était passé et avec des "si" on mettrait Eternalis en bouteille.

Il lui offrit un chocolat, pas qu'il songe à être galant, mais seulement parce qu'il était gentil et qu'offrir un chocolat était sympathique et voilà. Puis Emakko lui répondit et lui expliqua tout ce qu'avait raconté son amie. Il écouta attentivement, si bien qu'il eut la certitude, à un moment donné, d'avoir eu son plus long moment de concentration de toute sa vie.
Puis, au fur et à mesure que son amie racontait toute l'histoire, il trouvait ça bizarre. De plusieurs points de vue. D'abord, le récit était vachement vivant et détaillé pour quelqu'un qui racontait ce qu'on lui avait raconté. A moins qu'elle ait véritablement tout retenu... Et il s'y connaissait en histoires en tout genres - il fallait bien berner les parents. Ahem.
Et puis... et puis en effet, on n'en avait rien dit. Sa mère n'avait rien mentionné de bizarre. Et puis, ce n'était pas le genre de chose dont on ferait écho, c'était "normal" que ce soit étouffé, ce genre d'histoire.
Il resta silencieux un moment. Il refusait de penser que sa mère puisse pouvoir tuer un gosse juste comme ça, elle était si douce et attentionnée avec lui. Bon, il ignorait qu'elle avait été au niveau 1 et qu'elle était directement visée par ses allégations, mais sa mère étant la chef des gardes, il ne pouvait s'empêcher de faire le rapprochement.

Il tourna son gobelet dans ses mains, sans en prendre une gorgée. Il était troublé. Emakko n'était réputée pour raconter plein de conneries, et elle avait l'air très convaincue. Il se passait donc quelque chose, et il était vraiment séparé entre son envie de croire son amie, et son refus de croire que sa mère et ses subalternes puissent agir de la sorte.
Il acquiesça vaguement. Puis Emakko revint à un autre sujet, comme si elle avait perçu son malaise. Est-ce qu'on leur mentait, ici? Y avait-il une autre issue?
Il se sentit encore plus triste que d'habitude. Il releva la tête quand Emakko lui parla du virus et de son plan pour aider le complexe d'une autre manière. Partir à l'exploration au dehors, créer un comptoir...

Il en resta bouche bée. Pas qu'il ait oublié l'histoire effrayante à propos des gardes au niveau 1, mais parce qu'Emakko semblait déborder d'idées, et que ces dernières lui paraissaient très sensées.

- Je suis immunisé, oui. La vache, comment tu fais pour penser à tout ça?

Il était admiratif, quand même. Il n'était pas idiot, loin de là,il avait de la jugeote, de la culture et beaucoup de créativité, mais il avait une incapacité en calcul et un défaut de concentration qui lui rendaient la vie scolaire absolument insupportable. Il avait du mal à lire un paragraphe sans perdre sa ligne ou penser à autre chose.
Emakko allait dire que c'était une excellente idée quand...

Quand tout trembla dans un bruit assourdissant. Les vitres explosèrent et ils furent soufflés, à terre. Il sentit sa tête percuter une table ou une chaise, il n'en savait rien, il avait les yeux fermés et ne contrôlait pas du tout ses mouvements. Ses poumons expulsèrent tout l'air qu'ils contenaient. C'était toujours bruyant, et ça devenait irrespirable.
Il essaya d'ouvrir les yeux, tout lui piquait. Il roula sur le côté avec quelques efforts et cracha. Cela avait le goût de la poussière et du sang. Il sentit aussi quelque chose de plus dur, une dent ou un bout de verre, il n'aurait sut le dire, mais il avait mal partout.
Il n'osa même pas secouer la tête. Ses oreilles bourdonnaient. Il essaya de se remettre à quatre pattes.

- Emakko? Emakko?

Mais sa voix ne portait pas du tout. A bout de souffle et enroué, ce n'était qu'un mince filet. Il tenta enfin d'ouvrir les yeux... Seulement pour voir qu'il faisait sombre, que tout était encombré et qu'il saignait des mains.
Il entendit Emakko l'appeler. Elle aussi toussait et il savait qu'il ne devait pas être loin d'elle.
Il se rapprocha, à quatre pattes et à chaque avancée, il grimaçait, il avait sans doute des bris de verres plantés dans les mains...
Il arriva près d'Emakko.

- Je suis là... ça va?

Il ne savait pas s'il faisait réellement sombre ou si c'était sa vue qui avait sérieusement baissé, en tout cas, il vit Emakko bloquée au niveau des jambes. Et au-dessus d'eux, ça crépitait... Il leva la tête et vit quelques gerbes d'étincelles. Il était nul en sciences mais au point d'ignorer qu'un incendie pouvait avoir lieu...
Mais la bonne nouvelle, s'il y en avait une, était qu'ils pouvaient aller à l'extérieur de la cafète par le biais de ce mur éclaté...

Avant qu'il ne réalise que c'était le même mur qui maintenait les jambes d'Emakko prisonnières. Il essaya de lever une partie de ce pan, ça ne pouvait pas être si lourd, c'était du préfabriqué ou quelque chose comme ça, non? Ses doigts lui brûlaient mais il ne pouvait pas laisser Emakko ici alors qu'il ignorait même si les secours allaient venir ici, après tout, ils n'étaient pas censé être là. Ils auraient dû être en cours, en sécurité avec les autres. En sécurité? En fait, il n'en savait rien. Toute l'école aurait très bien pu sauter, pour ce qu'il en savait. Et vu les dégâts, il n'en pensait pas moins.

- Tu peux bouger, là?

Il toussa encore un peu et alla chercher un pied de table pour faire levier. Nul en science, mais il savait appliquer des principes simples, comme celui du cric que plus personne n'utilisait depuis l'épidémie. Mais il avait déjà changé une roue de voiture avec son père, en Serbie. Il revint avec un pied en métal.

- Bon, je vais essayer de soulever ça...

Ils n'entendaient pas grand chose d'autre, d'une part parce qu'il y avait du bruit partout, et d'autre part parce qu'ils étaient assourdis et peinaient à s'entendre eux mêmes. Cependant, quand ils entendirent des voix, il ne put s'empêcher de hurler tout ce qu'il pouvait.

- A L'AIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIDEEEEE!

Avant de cracher un nouveau filet de sang et d'essayer de déplacer ce bloc de pierre...

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Emakko Higgins

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MessageSujet: Re: [S] 1.06 [26/6] Le jour d'après le soir de la veille (libre)   Ven 16 Nov - 7:42

L’absence de réponse à ses appels de la part de Novak laissa Emakko aussi perplexe que finalement inquiète… Elle se demanda, dans une pensée à demie inavouée, si ce dernier était mort. S’il était, alors elle était vraiment toute seule dans ces décombres crépitantes d’étincelles aussi vive que terrifiante et ignorée de tous. Cette idée, cette simple idée, fit naitre en la fillette un début de puissant désespoir : Est-ce que elle aussi allait mourir ici ? Et si elle s’en sortait, qu’est-ce qu’elle dirait aux parents de Novak ? C’était sa faute après tout, c’est elle qui lui avait dit de de se rendre à la cafétéria… Ses parents lui en voudrait, le doute n’était pas permis.

Mais très vite ses sinistres pensées s’évanouirent lorsque du bruit se fit doucement entendre dans les décombres. Des faibles échos dans la demie obscurité lui firent alors réaliser que quelque chose était en train de se déplacer. Le regard s’écarquillant d’une terreur naissante, Emakko garda son regard fixé sur la zone de ténèbres d’ou lui paraissait venir les bruits tout en essayant vainement de se libérer à nouveau les jambes. C’est alors qu’elle entendit sa voix… Sans vraiment le réaliser, la fillette poussa un léger mais profond soupir de soulagement, avant de enfin réaliser à qui appartenait cette voix :

‘’Novak ? T’es vivant ? Tout va bien ?’’

Emakko sentit alors un puissant sentiment d’apaisement l’envahir, oubliant ainsi, pour l’espace d’une poignée de secondes, sa propre douleur qui faisait tressaillir chaque partie de son corps. Un sourire de joie souillé de poussières et d’écarlate sanguinolent apparut alors sur ses lèvres tremblantes d’incertitude, puis elle ajouta suite à la seconde demande de l’adolescent :

‘’Non… Moi ça va, mais j’ai mal au bras et mes jambes sont coincées, je peux pas bouger.’’

Soudain, un crépitement lumineux fusa au-dessus de sa tête et, d’instinct, elle se protégea le visage de son bras encore valide en poussant un bref mais puissant petit cri de terreur qui envahit l’obscurité de sa présence. Lorsqu’elle pu enfin apercevoir de ses propres yeux son ami en train de ramper sur le sol jonché de décombres, Emakko écarquilla les yeux de stupeur. Se voir mal en point était une chose, mais on pouvait difficilement évaluer avec justesse son propre état. En découvrant celui de Novak en revanche, elle pu constater que ce dernier n’était certes pas au mieux de sa forme… Mais au moins était-il vivant et cette seule pensée suffisait à rendre la fillette heureuse.

Une fois auprès d’elle, l’adolescent commença par observer la situation de son amie. Il lui signifia son intention d’essayer de libérer ses jambes du lourd décombre qui fut autrefois une partie du mur extérieur de la cafétéria, mais visiblement celui-ci ne se sentit pas suffisamment de force pour tenter la chose à la seule puissance de ses bras d’homme en devenir. En effet, il s’éloigna quelque peu de la fillette afin de farfouiller dans les ténèbres à la recherche de ne savait trop quoi exactement Emakko, qui le regarda faire en s’interrogeant à moitié sur le sujet. Ce ne fut qu’en le voyant revenir avec un bout de métal, une sorte de tube d’après ce qu’elle pouvait en voir, que finalement elle commença à entrevoir ce que l’adolescent envisageait de faire pour la sortir du piège qui s’était abattu sur sa juvénile personne. L’intéressé lui confirma d’ailleurs la justesse de sa déduction, lorsqu’il lui signifia qu’il allait tenter de dégager ses jambes en utilisant le morceau de métal comme une sorte de levier d’appoint. Sans dire un seul mot, Emmako hocha doucement la tête en signe d’acquiescement, tout en se tenant le bras gauche qui commençait véritablement à la lancer douloureusement.

Une fois à pied d’œuvre, Novak commença, tant bien que mal étant donné la situation, à forcer sur le levier improvisé afin de soulever le lourd décombre qui emprisonnait les jambes de son amie. Entre deux éclats électriques aussi soudain que effrayant, Emakko pouvait voir le visage contrit d’efforts de l’adolescent en plein travail. Il y mettait visiblement toutes ses forces, mais rien ne semblait vouloir venir couronner ces derniers d’un quelconque succès effectif. Quand ce qui sembla être des éclats de voix leur parvinrent indistinctement, l’adolescent cessa immédiatement sa tâche et se mit à appeler à l’aide de toute ses forces. Il hurla du mieux qu’il le pu, mais une vilaine quinte de toux le traversa subitement et un flot de sang s’écoula alors de ses lèvres. La scène inquiéta bien entendu Emakko, mais le courageux jeune homme n’en fit cas et aussitôt il reprit son travail afin d’essayer de dégager les jambes de celle-ci. Plusieurs dizaines de secondes s(écoulèrent sans qu’aucun résultats n’apparaissent, lorsque tout à coup il y eu un mouvement parmi les décombres sous le pesant pan de mur emprisonnant.

Emakko eu alors un sourire qui traduisit très clairement sa joie d’être enfin libérée, mais ce fut un sourire aussi bref que l’espoir qui y était attaché car, à peine une poigné de secondes plus tard, les quelques centimètres de mur soulevé déplacèrent le poids de ce dernier sur le côté opposé du décombre et écrasa encore un peu plus l’une des jambes de Emakko qui se mit alors à pousser un puissant cri de douleur qui lui arracha quelques larmes incontrôlées.

‘’Arrête ! Arrête ! J’ai mal !’’

Dit-elle alors dans une souffrance indiscutable, tout en tapant frénétiquement sa main droite sur les décombres.

‘’Je crois que j’ai quelque chose dans la jambe !’’

S’écria-t-elle encore, la voix traversée par une douleur aussi larmoyante que évidente. Bien que ne sachant pas vraiment de quoi il retournait, Emakko pris toutefois conscience de sa situation, ainsi que de celle de son ami et ses larmes coulèrent alors pleinement le long de ses joues sales. Elle demeura ainsi durant quelques secondes, puis, retrouvant un semblant de cette attitude brave qui la caractérisait bien souvent, elle finit par essuyer ses larmes d’un revers de sa main droite tout en essayant de s’exprimer le plus clairement possible en la circonstance à l’égard de Novak :

‘’Tu devrais essayer de sortir d’ici et d’aller chercher du secours, tu y arriveras plus vite tout seul tu sais… Et puis à plusieurs ce sera plus facile de me libérer, non ? T’en fais pas, je vais rester ici et attendre que quelqu’un vienne me chercher, je te fais confiance.’’

Tout en parlant, Emakko avait soigneusement évité de croiser le regard de l’adolescent. Elle le savait que, gentil comme il était, Novak serait bien capable de rester avec elle simplement parce qu’il aurait vu la tristesse teinté de souffrance dans son regard inquiet. Mais la douleur à sa jambe, ainsi que le faible suintement qu’elle avait ressenti sur celle-ci, lui avait rapidement fait comprendre que l’adolescent s’en sortirait bien mieux et plus rapidement, sans elle à ses côtés.

‘’Va-t-en vite.’’

Lui dit-elle encore en tournant son visage sur le côté opposé à celui de l’adolescent.

‘’Plus vite tu partiras et plus vite tu pourras revenir me chercher.’’

Une nouvelle fois, une main qui se voulu rapide passa sur les yeux de la fillette qui continua cependant de se draper dans son attitude de bravoure en n’offrant que le spectacle de sa chevelure sale et ébouriffée au regard de son ami..
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[S] 1.06 [26/6] Le jour d'après le soir de la veille (libre)

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